L'ÉGLISE PROTESTANTE UNIE À BRIE COMTE ROBERT ET ENVIRONS

03 janvier 2016

L'ÉGLISE PROTESTANTE UNIE À BRIE-COMTE-ROBERT

 

Predication

La communauté protestante unie de Brie-Comte-Robert fait partie du même ensemble que celui de Boissy-Saint-Léger et a le même pasteur, actuellement le pasteur Thomas KELLER , tél.  09 50 35 56 71 

Les communes concernées sont Brie-Comte-Robert, Lésigny, Servon, Santeny, Combs la Ville, Chevry-Cossigny, Grisy-Suisnes, Evry-Gregy, Férolles-Attilly, Varennes-Jarcy, Mandres-les-Roses, Villecresnes,,...

Les cultes à Brie-Comte-Robert sont bi-mensuels et se tiennent habituellement le mercredi soir à 20h30.  Prochains cultes mercredi  7 et 21 juin 2017

Exceptionnellement le mardi 24 janvier à la place du culte nous avons prévu la rencontre oecuménique.

Les cultes à Boissy-St-Léger ont lieu le dimanche à 10h30, la Sainte-Cène est partagée lors des fêtes, ainsi que les 2e et 4e dimanches du mois.

Voir -->  l'agenda

Les cultes à Brie-Comte-Robert sont accueillis par Dalya et Davy à la Résidence Pasteur, 6 allée de la Ferme, tél. 06 20 06 19 32 ou en un autre lieu de Brie-Comte-Robert (téléphoner pour vérifier)

Photo de groupe prise à l'occasion du culte du 27 octobre 2014 à Brie. A l'époque le groupe suivait le Cycle d'Abraham (livre de la Genèse). En 2015 nous avons suivi le Sermon sur la Montagne en commençant par les Béatitudes, puis la prière et les Actes des Apôtres...Récemment: portaits de plusieurs femmes de la Bible.

 "Rendez-vous d’amitié, d’étude de la Bible et de prière, une semaine sur deux, pour grandir ensemble dans notre foi en Christ."

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Pour le prochain culte à Brie-Comte-Robert,  6 allée de la Ferme, s'adresser à Davy et Dalya.

Cantiques

Voir aussi --> temple de Boissy-Saint-Léger   01 45 69 60 53

autre vues

Cultes-a-Boissy_large

L'Église protestante unie est la composante principale de la Fédérartion Protestante de France. Son président actuel, le pasteur François Clavairoly en est issu. Voir --> Pasteur Clavairoly . Aucun des articles de ce blog ne peut être recopié sans l'autorisation écrite de l'auteur.


18 avril 2015

LA PRIÈRE

 

Albrecht-Durer-1508Pour le théologien Karl Barth (La Prière, 1940): “Elle est la limite extrême de la grâce de Dieu à notre égard “.  Il est caractéristique que Saint-Paul, par exemple dans Galates 4, 4-7, où il brosse en racourci l’histoire du salut, donne comme commencement à cette histoire le cri de “Abba”= Père (voir aussi Romains 8, 12-15).

La définition de la prière a été hésitante. On y a vu parfois un discours de l’homme à Dieu; c’est trop imprécis à moins de se souvenir de la valeur “opérante” de la parole dans la Bible. Plus souvent on y voit une communication, une communion de l’homme avec Dieu. Là encore ce n’est pas clair: Dieu entre en communion avec nous avant que nous priions (c’est sa parole et non la notre qui est source de cette communion). Ces définitions qui sont loin d’être fausses, ont cependant ce tort de relier de manière artificielle, la prière au salut que Dieu nous a accordé, quand elles n’en font pas une réponse naturelle.

Mains en prière de Albrecht Dürer .

Or nettement la Bible ne prête guère d’attention à ces “réponses naturelles”, sinon pour les combattre. (voir Jean 3,6; 1 Cor 1,17-2,16) et par contre affirme que Dieu veut que son peuple prie d’une certaine manière, soit formelle (le Psautier est le recueil des prières d’Israël), soit surtout profonde (Esaïe 29,13; Amos 5, 24). Jahvé n’écoute pas n’importe quelle prière, ou n’importe qui. On ne peut donc lui parler comme on parlerait à n’importe quel dieu.

Le Pasteur Alphonse Maillot définit la prière comme “le partage volontaire de Dieu avec l’homme de sa volonté, de sa puissance et de son amour (partage dont le secret est dans le Christ, et qui fait que la prière doit être spécifiquement chrétienne.)

Karl Barth: “Dans la prière Dieu nous invite à vivre avec Lui.

La prière dans la Bible nous est donnée comme ayant pouvoir sur tout ce sur quoi Dieu à lui-même pouvoir, notre sort.

Dans la prière, gracieusement l’homme devient sujet. La prière sera avant tout avancement du règne de Dieu, et par notre participation à cet avancement, anticipation du Royaume où Dieu sera tout en tous. C’est pourquoi le Notre Père gravite autour de la demande “que ton règne vienne” et la prière de l’Église est “viens bientôt” (Apo 22, 17-20; 1Cor 16,22). C’est pourquoi, il est si important et si grave de prier et de bien prier. Devenus enfants de Dieu par adoption, il nous faut apprendre à vivre et donc à parler comme des enfants de Dieu.

- La prière est le moyen que Dieu nous accorde pour l’amener à vouloir ce que nous voulons.

- Mais elle doit aussi être ce par quoi nous lui demandons de nous amener à vouloir ce qu’il veut: “Que ta volonté soit faite” (Mat 6,10)

Tous ceux qui essaient d’amener à l’unité cette ambiguité, ou de retirer l’une de ces affirmations font écrouler la prière. La seconde est oubliée par les “paroissiens”  qui souvent font de la prière une magie. La première est oubliée par bon nombre de théologiens, qui veulent éviter les anthropomorphismes; ils partent d’une définition de Dieu, de son immutabilité et ne trouvent plus d’autre place à la prière que pédagogique. Or c’est la notion biblique du Dieu Vivant  qui est à l’arrière plan de la prière, et la prière doit être étudiée comme la seconde phase de la relation du Dieu Vivant à personne vivante. Pensons toujours que l’on a prié avant de réfléchir à la prière.

A nouveau avec Alphonse Maillot: “La prière est la preuve que l’homme croyant est réellement sauvé et qu’il peut réellement vivre ce salut. Elle est et doit être sa première oeuvre, l’expression première de sa foi.” Comme dans l’épisode des dix lépreux où l’action de grâce est réclamée par Jésus comme première expression de la foi. (Luc 17,11)

Dans l’AT les étymologies se raportent à sacrifier, couper (inciser), caresser, se prosterner, sauter,..

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18 février 2015

LE SERMON SUR LA MONTAGNE - ÉVANGILE SELON MATTHIEU

Le sermon sur la montagne

Rosselli-sermon-sur-la-montagne             Ce tableau de Rosselli montre la foule

Matthieu V, Les Béatitudes versets 1 à 12

La première des cinq grandes instructions de l'Évangile selon Matthieur comprend les chapitres 5, 6 et 7.  Il s'agit d'une composition tardive regroupant des paroles qui dans les évangiles de Marc et de Luc se trouvent situées à différents moments de la vie de Jésus. Jésus prêche, enseigne, guérit. (// avec Luc 6, 20-23)

Bienheureux : dans le grec classique cet adjectif -- makarios - est réservé aux dieux parce qu'ils possedent l'immortalité et par extension il désiqne des bonheurs humains : bonheur de l'épouse qui a un bon mari, bonheur de parents qui ont de nombreux et beaux enfants, bonheur du Sage, ..C'est l'expression du bonheur de celui qui prend conscience de l'harmonie essentielle qui le rattache à la société et au monde.. Cette sagesse grecque avait profondément pénétré le judaïsme au temps de Jésus. On le retrouve par exemple dans certains Psaumes. Cependant le bonheur du psalmiste est bien différent de celui du sage grec, car il est fait de confiance personnelle en un Dieu dont les hautains se rient et d'attachement à ses préceptes.

Les quatre caractéristiques des "macarismes" de l'Évangile selon Matthieu:

1- Sans exception ils décrivent un bonheur ayant sa source dans la présence et l'activité de Jésus; ce sont des béatitudes christocentriques.

2 - Ce bonheur est eschatologique et non apocalyptique. A l'exclamation fanatique de la piété juive "Heureux celui qui prendra bientôt son repas dans le Royaume de Dieu !" Jésus oppose un bonheur déjà présent, encore secret mais promis à un éclatement définitif dans le Royaume à venir !

3 - Ce bonheur n'est ni une donnée sensible de l'expérience, ni une douce résignation au lot départi à chaque mortel; il est à la fois déclaré, promis et communiqué par le Christ à ceux qui l'écoutent avec foi malgré la dure réalité de leurs malheurs présents; c'est un bonheur paradoxal.

4 - Ce bonheur a un caractère cosmique, c'est ce qui se passe dans le monde, ce que les yeux voient et que les oreilles entendent, et non pas seulement ce que les coeurs et/ou les esprits ressentent, qui réjouit les disciples de Jésus. Ce n'est pas la création comme telle, mais la création restaurée par le Christ, qui fait le bonheur du croyant. 

Les deux premiers versets introductifs (5, 1 et 2)

Les rabbis de cette époque enseignaient leurs disciples aussi bien dans les synagogues qu'au calme dans la campagne à l'extérieur des villes.

La mention des foules indique que les paroles de Jésus ne sont pas destinées selement aux douze ou au petit nombre de proches qui s'ajoutaient aux disciples, mais à tous ceux qui écoutent le Christ.

Le très belle fresque de Fra Angelico ne rend pas compte de la foule, dommage ! 

Fra_Angelico_sermon_sur-la_Montagne_San_Marco 

Fresque au couvent San Marco à Florence

Heureux (ou bienheureux) est une parole d'encouragement de Jésus  et de confiance pour que ceux qui subissent les persécutions et les difficultés à cause de son nom soient assurés que leur condition ne signifie pas qu'ils sont abandonnés de Dieu dans leurs épreuves, mais qu'au contraire ils marchent vers le Royaume.

Chouraqui remplace les « Heureux » des béatitudes par "en marche"

En marche, les humiliés du souffle ! Oui le royaume des ciels est à eux !

En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !

En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !

En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés ! 

En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohim ! 

En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohim

La première béatitude

Verset 3 - Heureux les pauvres en leur esprit: le royaume des cieux est pour eux

Les pauvres sont ceux qui par une longue expérience de la détresse économique et sociale ont appris à ne plus compter que sur le salut de Dieu. Il s'agit d'une condition humaine à la fois spirituelle et matérielle.

Ces pauvres sont en même temps des doux, moins par tempéremment que par nécessité, ils n'ont rien à dire ni rien à attendre de la société. Ils ne sont pas pauvres en Saint-Esprit, ni en intelligence, ni par leur esprit d'acceptation,  ni par une conscience spirituelle de leur dignité. Pauvres dans leur esprit, c'est à dire au plus profond et au plus concret de leur condition, devant les hommes et devant Dieu (le texte de Luc omet les mots en esprit., mais le sens est le même avec un accent plus prononcé sur la détresse sociale.

Les béatitudes suivantes ne désignent pas de nouvelles catégories de personnes; il s'agit toujours du même petit peuple d'humbles croyants qui se groupe maintenant autour de Jésus. Ces affligés le sont très concrètement, ils pleurent leurs parents, leurs amis, leurs sécurités sociales, disparues ou menacées, Il ne s'agit donc ni de mélancoliques ni de personnes qui pleurent sur leurs péchés.

Ces doux le sont plus par condition et nécessité que par inclination naturelle.; ils n'ont rin à dire, aucun moyen de faire triompher leurs droits.
Hériter la terre: expression juive classique; ceux qui avaient manqué de tout, ne manqueront plus de rien. 
La faim et la soif: désignent un désir ardent, un besoin du corps et du coeur. L'hommr qui a faim et surtout soif  est aux limites de la résistance. Cette justice 
Rassasiement: , allusion au règne de Dieu définitivement établi; Dieu y répondra à tous les besoins légitimes de l'homme. 
Ces miséricordieux appartiennent toujours au même type d'hommes ou de condition humaine. ce sont ceux qui exercent la miséricorde, qui prennent pitié des affligés. Il ne s'agit pas seulement de bienfaisance, mais d'entraide fraternelle et de pardon mutuel des offenses.
Coeur pur: il n'est pas ici question de l'idéal inaccessible du coeur exempt de péché mais du coeur non-partagé, sincère, loyal, servant Dieu et les hommes "de tout son coeur" sans calculs intéressés ni feintes pieuses
Voir Dieu; dans le Royaume éternel: être admis en sa sainte présence, sans en mourir.
Les pacifiques ne sont pas ceux qui demeurent en paix, mais ceux qui font la paix et la créent.
Les deux dernières béatitudes montrent que ces humbles et ces actifs sont aussi des pourchassés. 
Toutes les béatitudes sont déclaratives, à la fois promesses et ordres adressés aux auditeurs

Le sel et la lumiere

Dans le monde antique le sel et la lumiere passaient pour les deux réalités dont personne ne peut se passer.. Le lien littéraire avec ce qui précède -Les Béatitudes- est donné par l’utilisation de la deuxieme personne du pluriel.: Vous êtes, c’est-vous-qui-êtes, dit Jésus, en tant qu’auditeurs de ma predication, les beneficiaires du Règne inauguré, persecutès à cause de moi (V 11). Chaque auditeur de la predication de Jésus est donc un être fondé sur la presence et l’activité du Christ.

La comparaison avec les texts parallèles de Marc 9,50 ou 4,21ss et de Luc 8,16, ou 11,13, ou 14, 34-35 montre que le contexte est different de celui de Mattieu et par consequent les paroles de Jésus ont un autre sens.  Dans Marc les disciples doivent avoir du sel en eux-mêmes, ici dans Matthieu, les disciples sont eux-mêmes ce sel. Matthieu souligne l’importance de l’Église,: “vous tous ensemble êtes le sel” et non “chacun de vous isolément”.

Le teste de Matthieu (v 16) souligne aussi que c’est par les oeuvres que les disciples saleront la terre et éclaireront les hommes. 

A propos du sel le judaisme ne l’a pas comparé à des personnes, au contraire de la lumière. Chez les esséniens le thème de la lumière apparait toujours en opposition avec les ténèbres , ils utilisent la lumièrebpour dénigrer ceux qui ne font pas partie de la secte. Ici c’est different: il s’agit d’une lumière pour les hommes ou pour le monde pas seulement pour les members de la secte. Il s’agit aussi  d’un avertissement adressé aux disciples eux-mêmes au cas où ils perdraient leur saveur ou auraient leur lumière cachée.

L a première introduction des discours des chapitres 5 à 7  sur le sel et la lumière est suivie par une deuxieme introduction (versets 17-20.)

Jésus et la Loi (5, 17 - 20) seul le verset 18 a un // probable chez Luc 16, 17, aucun chez Marc.

Après avoir exhorté ses disciples, le Christ leur rappelle que la norme de leurs oeuvres est l'Écriture et particulièrement la Loi et plus concrètement encore ses préceptes ou commandements. Les quatre versets 17 à 20 ne sont pas entièrement cohérents entre eux, mais plutôt  juxtapposés.

 

  

19 janvier 2015

CATHOLIQUES, ORTHODOXES ET PROTESTANTS CÉLÈBRENT L'UNITÉ EN L'ÉGLISE SAINT-ETIENNE

L'ÉGLISE SAINT-ETIENNE DE BRIE-COMTE-ROBERT MAGNIFIQUEMENT RESTAURÉE DANS SA PARTIE CENTRALE ACCUEILLE LA CÉLÉBRATION OECUMÉNIQUE DE JANVIER 2015

ASSEMBLÉE-OECUMÉNIQUE-BRIE Les hymnes et cantiques chantés d'un même coeur.sous la conduite de Béatrice et Barney

Le Père REGIS, curé du Pôle Brie-Sénart, accueillait dans l'église dont les 850 ans de la dédicace sous le vocable du Diacre Étienne venait dêtre fêtée en 2014, il lut l'Évangile dans la TOB (traduction oecuménique de la Bible.. Le Père GEORGES prêtre orthodoxe présidait cette année la célébration et délivra l'homélie sur Jésus et la Samaritaine. Le pasteur Thomas KELLER intervint dans la prière d'intercession.

Après l'homélie les chrétiens des trois confessions, guidés par Pierre et Michel, se donnèrent mutuellement à boire et se dirent des paroles de paix en s'appelant chacun par le nom de leur baptême. La collecte fut affectée à trois congrégations de femmes du Sud-est de la France représentant les trois confessions: le monastère orthodoxe de Solan, les soeurs protestantes de Pomeyrol, les moniales catholiques de Taulignan.

Père_Regis-Père_Georges-Pasteur_Keller

Les trois officiants bénirent l'assemblée oecuménique avant un moment d'échanges fraternels à la sortie de l'église..

 

13 décembre 2014

QUELQUES PSAUMES ET CANTIQUES POUR LE CULTE À BRIE

 CANTIQUE 41/28 : À DIEU SOIT LA GLOIRE

Parole d'Elizabeth Schurer-Curie, ARC 1988, William Howard Doane, 1832-1916.

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 CANTIQUE 12/01: JE LOUERAI L'ÉTERNEL (Psaume 9) - Mélodie Claude Fraysse

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CANTIQUE  14/03 : MAGNIFICAT, Magnifique est le Seigneur, Paroles Philippe Béguerie, Musique Soeur Thérèse Donnet.

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 CANTIQUE 41/35 : NOUS T'ADORONS, NOUS T'AIMONS..Paroles Heinz Suder 1981, mélodie Donna Atkins 1976

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PSAUME 92: OH !QUE C'EST CHOSE BELLE- Paroles Théodore de Bèze, Mélodie Genève 1562 - 

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PSAUME 8, TON NOM SEIGNEUR EST UN NOM MAGNIFIQUE, Paroles Clément MAROT, Mélodie Genève 1551.

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CANTIQUE 13/03 : QUAND LES MONTAGNES S'ÉLOIGNERAIENT, Texte Esaïe 54, 10ss, Mélodie John van den Hagen

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Les cantiques et les psaumes avec leurs musiques pour la louange.

On remarquera que le Psaume 92 a été mis en paroles par Théodore de Bèze que Jean Caraccioli pasteur à Brie-Comte-Robert avait rencontré à Genève avec Jean Calvin, au colloque de Poissy avec Pierre-Martyr Vermigli, ainsi qu'à Orléans. On remarquera aussi que les paroles du Psaume 8 ont été mises en français par Glément Marot en 1551,

 

 


28 novembre 2014

VIE D'ABRAHAM, LA PROMESSE D'UNE NOMBREUSE DESCENDANCE

Lors des cultes nous lisons et étudions (octobre 2014 - mars 2015) les passages de la Bible concernant Abram, devenu Abraham. Tous sont invités à cette lecture partagée. 

Èclairages sur Abrahem par  Jean-Jacques von Allmen, dans son Vocabulaire Biblique page 196.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Tel que les récits de la Genèse le présentent, Abraham est le prototype du peuple d'Istaël. En effet les éléments suivants caractérisent sa personne et sa destinée:

a) il est choisi par Dieu sans que rien légitime le choix de sa personne, parmi tant d'autres descendants de la lignée de Seth et de Noé, porteuse de la promesse divine (Genèse 12,1)

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Abraham quitte la maison de son père pour aller vers le pays que Dieu lui donnera

b) Dieu fait alliance avec lui et avec sa descendance et, en scellant cette alliance par un sacrifice (Genèse 15, 7-12 ; 17-18) il marque qu'Abraham et ses après-venants seront vis-à-vis de lui dans une situation particulière, Dieu sera désormais le "Dieu d'Abraham", lié à Abraham par sa promesse.

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Abraham et Sara en Egypte

c) L'initiative souveraine de Dieu met Abraham à l'épreuve, non seulement lors de la vocation, mais tout le long de sa vie ( Genèse 15, 1-6; Genèse 22, 16-18, etc..). Dieu, par son Alliance, appelle Abraham à la foi et aux conséquences de cette foi; la séparation d'avec son entourage païen et l'obéissance confiante à la volonté déclarée de Dieu.

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La séparation d'avec Loth

d) L'éléction d'Abraham ne concerne pas seulement sa personne et sa descendance, mais la totalité des nations (Genèse 12,3). D'où le changement d'Abram simple nom propre en Abraham qui signifie "Père des peuples" (Genèse 17,5). C'est par Abraham que toutes les nations auront part au salut. L'Alliance fait donc d'Abraham, un intercesseur (Genèse 18, 22-32)

Sara-presentant-Agar 

Sarah présentant Agar à Abraham, Charles Foster - Illus. Frederic B Schell 1897

Conformément à la tendance générale qui est de mettre en garde les Israélites contre l'illusion d'un salut automatiquement donné du fait de l'Alliance, la prophétie classique parle peu d'Abraham. Quand elle le fait par exemple Esaïe 29, 22-24; Michée 7, 20), c'est pour rappeler la gratuité du pardon que Dieu accorde à l'Israélite repentant. L'Exil remet en évidence la promesse divine (Esaïe 41,8 & 51,2; Psaume 105,9; Néhémie 9,7. Au nom de son alliance, Dieu restera fiddèle à son peuple.

Abraham_renvoyant_Agar

Dans le judaïsme ultérieur, les perspectives se faussent. Abraham est loué pour ses mérites, comme si l'Alliance ne provenait pas de la souveraine initiative de Dieu et l'appartenance à la descendance d'Abraham est conçue comme une garantie de salut.
Le Nouveau Testament montre comment les promesses faites à Israël en Abraham s'accomplissent en Jésus-Christ:
a) L'élection d'Abrahem est confirmée (Matthieu 8, 11; Marc 12,26; Luc 16,22; 19,9), mais il apparait maintenant qu'elle rend en réalité témoignage à Jésus-Christ et à son oeuvre, Jean 8,51-59).
b) L'Alliance reposant selon la volonté de Dieu sur Abraham le "roc" comme il est souvent appelé dans le judaïsme, à la suite d'Esaïe 51, 1-2) reposera dorénavant, de par la volonté de Christ, sur Pierre (Matthieu 16,18). 
c) Le Nouveau Testament contre toute notion d'un salut automatique, rappelle que la foi d'Abraham, impliquant les oeuvres de la foi, demeure à jamais le seul moyen d'avoir part à l'Alliance du salut. (Romains 4, 1-25; Galates 3, 6-29; Jacques 2, 21-23; Jean 8, 39-40; Matthieu 3,9).
La perpective universaliste est pleinement manifestée: tout croyant peut devenir, par la foi, un "enfant d'Abraham" (Galates 3, 7&29). 

Si vous avez des questions sur ce texte de JJ von Allmen, ou sur les textes de la Bible concernant Abraham, n'hésitez pas à les poser en écrivant un commentaire au bas de cette page.

Nous avons lu successivement le chapitre 11 de la Genèse sur la famille d'Abram, le chapitre 12 sur l'appel de Dieu, la promesse d'un pays et le voyage en Egypte, le chapitre 13 sur la séparation entre Abram et son neveu Loth. Avec le chapitre 14 Abram rencontre Melchisedek et aussi les rois.

abraham_rencontre_melchisedec 

Abraham rencontre Melchisedek, la dime

Puis l'Alliance de Dieu avec Abram est au chapitre 15. Ismaël nait au chapitre 16 et au chapitre 17 Abram change de nom pour Abraham. Dieu annonce au chapitre 18 que Sara (qui ne s'appele plus Saraï) aura un fils. Puis Abraham intercède pour sauver Sodome de la destruction.

C'est ce chapitre 18 que nous relirons le lundi 22 décembre à 20h30 chez Dahlia et Davy.

27 novembre 2014

UNE PERIODE CHARNIÈRE DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE PROTESTANTE DE BOISSY - 1973-1976

Contribution à l’histoire de l’Église protestante de Boissy-Saint-Léger

Souvenirs de Michel de Mondenard sur les circonstances qui ont permis la création légale en 1976 de l’association cultuelle de l’Église protestante de Boissy-Saint-Léger. Cette histoire était souhaitée depuis longtemps par les membres de l'Église et son conseil presbytéral. 

Mon arrivée et celle de ma famille à Boissy-Saint-Léger

Je suis arrivé dans la paroisse de Boissy en mai 1972 venant de la paroisse de Houilles où j’avais été mis à contribution pour animer des cultes participatifs d’un mode nouveau.  Je pratiquais l’animation de petits groupes de cinq-six personnes pour permettre les échanges, puis je rassemblais les productions  pour l’édification de la communauté. C’était totalement nouveau à l’époque.  Certains points étaient repris par le Conseil presbytéral de l’Église de Houilles. Catherine y était connue comme l’une des cinq animatrices nationales du collège des permanentes du "Mouvement Jeunes femmes”. Elle participait aussi au groupe local de Houilles- Maisons Lafitte. Le Pasteur Louis Simon président de région l’avait fait entrer dans la cellule régionale de prospective.

Arrivés en septembre 1970 avec nos trois jeunes enfants nous nous étions vite intégrés dans la paroisse où officiait le Pasteur Spies et nous y avions des amis, les Heylinck, les Valette et quelques autres. Pour trouver un logement assez grand pour une famille de trois enfants nous avions déménagé à Villecesnes et changé par conséquent de paroisse.

En 1972, le temple protestant de Boissy était une annexe de l”Église locale de Villeneuve-Saint-Georges. Il n’y avait qu’un seul conseil presbytéral pour les deux communautés soeurs et par conséquent une seule association cultuelle dont le siège était à Villeneuve. Du côté de Boissy les conseillers étaient Madame Bertrand de Villecresnes, Mme Boucherez de Boissy, Gérard Pagès de Sucy, le vieux monsieur Kraan de Lésigny, René Boucher aussi de Boissy, Giraud de Combs la Ville qui était aussi organiste et un tout nouvel élu Bernard Monod de Sucy qui vint les rejoindre en mars 1973. Les autres conseillers presbytéraux étaient de Villeneuve-St-Georges et communes voisines. Il y avait un pasteur à plein temps pour Villeneuve, le Pasteur Pierre Wallet et à mi-temps pour Boissy. Le Pasteur Jean Bourguet, présent à Boissy depuis 1964, était aussi aumônier militaire à mi-temps et  proche de la retraite, en plus il faisait l’intérim pendant la vacance pastorale de l’Église de Saint-Maur.

J’ai très vite participé à la vie de la paroisse de Boissy, le Pasteur Jean Bourguet avait effectué ses études de théologie avec mon père à Montpellier, puis ils s’étaient retrouvés bien plus tard au Maroc dans les années 50,  lui à Casablanca, mon père à Marrakech – Agadir.

Ils avaient pris des positions différentes quant à l’Église réformée au Maroc.  Jean de Mondenard souhaitait que les Églises locales dépendent le moins possible de l’aumônerie militaire et de la colonisation. Il avait d’ailleurs démissionné en 1953 de l’armée pour répondre à l’appel de la nouvelle paroisse civile de Marrakech et sa région, qu’il avait contribué à créer.

Le pasteur Jean Bourguet savait que j’avais été pasteur à Voiron – Saint-Marcellin, Le Pont de Beauvoisin, ( 163 communes) et que j’avais été chargé aussi d’une mission d’études de deux ans centrée sur les Disséminés de l’Isère. Il savait aussi que Catherine avait fait également des études complètes de théologie à Montpellier. Nous nous étions mis à sa disposition, cependant il ne nous sollicita pas au début. Nous avions quitté Voiron en été 1970 car nous voulions être laics engagés parmi les laics.  Nous pensions que nos Églises ne préparaient pas assez les laics à être des témoins. La relation des laics avec le Pasteur était décevante car fondée sur un qui-pro-quo clérical venant aussi bien des pasteurs que des laics.  Étre salariés, vivre la condition des autres laics, être exposés au chômage, nous permettait de mieux comprendre les autres laics, alors que les pasteurs ont la sécurité de l’emploi et pas de loyer ni de charges à payer, même leur téléphone, leur chauffage, leurs impots locaux et leur voiture étaient payés par l’Église. Nous ne voulions pas être, comme certains pasteurs le dénonçaient à l’époque, des “fonctionnaires du sacré”, encourageant les laics à être de simples consomateurs de prestations religieuses. Nous n’étions pas les seuls à chercher à faire évoluer les mentalités dans l’Église. Certains pasteurs de notre génération s’accomodèrent de la situation, d’autres coupèrent totalement les ponts avec l’Église; avec Catherine nous avions choisi une autre voie, être des laics engagés, formés en théologie et travailler comme l’apôtre Paul pour ne pas être à la charge de la communauté.  Celà avait du sens à l’époque, probablement moins aujourd’hui car l’Église a développé des formations pour les laics.

Le départ àla retraite du Pasteur Jean Bourguet menaçait l’existence de la communauté de Boissy

Un accident de la route fut à l’origine d’une relation nouvelle avec le pasteur Jean Bourguet. A l’époque j’intervenais en semaine, dans le cadre de ma profession de formateur en enterprises, qui me conduisait régulièrement en province près de Maubeuge. Par le Pasteur de Maubeuge, le lumineux Philippe Vernier, j’avais été mis en relation avec la paroisse des Disséminés de l’Aisne (Laon-Soissons-Villers-Cotterets-Tergnier) qui n’avait plus de pasteur (le précédent était parti laissant sa femme et sa paroisse).  Le conseil presbytéral cherchait un catéchète pour leurs catéchumenes. Je prenais le train, "Le Rapide" après le travail à Maubeuge, descendait en gare de Saint-Quentin et un paroissien me conduisait dans sa voiture à Tergnier où j’animais la catéchèse. Après la séance et un moment avec les familles, j’étais conduit en voiture jusqu’à  la gare de Saint-Quentin et arrivais vers minuit à mon hôtel à Maubeuge afin de pouvoir être au travail le lendemain. J’ai aussi accompagné le conseil presbytéral et organisé et animé un camp de catéchumnes aux vacances de printemps avec Catherine près de Laon. Or, un soir d’hiver, la voiture du paroissien de Tergnier glissa sur une plaque de verglas, fit un tonneau et heurta violemment un poteau électrique en béton. Mon conducteur et moi nous sommes retrouvés sur les civières d’une ambulance, puis à l’hôpital de Tergnier dans l’incapacité de repartir et de reprendre le travail le lendemain, ni même la semaine suivante.  Mon conducteur avait un pied cassé et j’avais plusieurs tassements de vertèbres : cervicales, dorsales, lombaires. J’ai pu téléphoner à un collègue de travail qui logeait dans le même hôtel et qui m’a remplacé au pied levé le lendemain. Pour prévenir Catherine à Villecresnes - nous n’avions pas encore le téléphone à la maison– j’ai appelé le pasteur Jean Bourguet pour lui demander d’aller annoncer à Catherine mon accident, mon hospitalisation, mon retour à la maison dans un ou deux jours et le numéro de téléphone de ma chambre à l’hôpital.

Pendant ma convalescence et ma rééducation (j’ai encore aujourd’hui une incapacité partielle permanente de 30%°) nous avons pu faire un peu mieux connaissance avec le pasteur Jean Bourguet tout surpris d’apprendre que j’intervenais pour les Disséminés de l’Aisne bénévolement et après mes journées de travail.  Il a commencé par me demander de le remplacer pour un culte qu’il faisait un mercredi soir par mois dans la maison des Kraaan paroissiens de Lésigny, ce que j’ai fait volontiers.

Le Pasteur Bourguet devait partir à la retraite quelques mois plus tard. Il savait que la paroisse de Boissy n’avait aucune chance d’avoir un Pasteur à mi-temps après son départ. Il savait aussi que la paroisse serait rattachée à Villeneuve-Saint-Georges et que cela signifiait sa fin à brève échéance, notamment par la raréfaction du culte à Boissy et la suppression du culte à Lésigny.  Il avait espéré que le Baron Rodolphe Hottinguer ferait don du temple de Boissy à l’Église, ce qui aurait permis  au Conseil régional d’avoir un argument pour nommer un Pasteur, mais ce projet n’avait paa abouti. C’était dix années de son ministère à Boissy consacré à la communauté et à la mise en place de conditions favorables à sa pérennité et son développement qui étaient remises en question.

Devant la situation, le pasteur Jean Bourguet eut l’idée de former une “équipe pastorale “ de cinq personnes bénévoles pour assurer sa succession: Gérard Pagès, conseiller régional était le plus connu des synodes, les paroissiens de Boissy l’avaient déjà vu improviser un culte pour remplacer un Pasteur empêché, il était aussi vice-président du Conseil presbytéral commun à Villeneuve et Boissy. Il assurerait à l’avenir un culte par mois. Le secretariat serait tenu par Madeleine Nouvelon et son mari l’ex-pasteur d’Uzès Marc Nouvelon, il conduirait un culte de temps en temps. Catherine et Michel animeraient la catéchèse des catéchumenes et Michel assurerait aussi un culte par mois et les actes pastoraux: baptêmes et mariages. Bernard Monod continuerait l’école biblique à Boissy et Viviane Ehrmann à Lésigny. Un Conseil de poste fut aussi nommé pour traiter des questions spécifiques à Boissy en dehors du Conseil presbytéral de Villeneuve. Le pasteur Jean Bourguet avait choisi pour trésorier local M. Eugster, directeur financier d’une filiale d’une enterprise allemande à Paris. Par ailleurs Giraud pharmacien à  Combs-la-Ville et Barthelemy assureur à Brie-Comte Robert avaient été aussi sollicités par Jean Bourguet pour s’ajouter au conseil de poste de Boissy.  Il s’agissait aussi de madame Bertrand mère à Villecresnes, de Mme Boucherez, de M. Boucher et de M. Kraan.

La transmission des consignes et les débuts de l’Équipe

Le Pasteur Jean Bourguet, me donna ses recommandations, Il me parla longuement aussi du passé de la paroisse, des communes qui la composaient à l’origine et celles qu’il avait rattaché en accord avec les paroisses voisines afin qu’elle soit une paroisse assez grande pour être viable.  J’ai conservé le carnet surlequel j’avais pris des notes. Il m’avait aussi expliqué les relations avec la famille Hottinguer, les accords passés concernant le presbytère, la cagnotte de la paroisse de Boissy qui était sur un compte spécial different de celui de Villeneuve et qu’il avait confié à Eugster. Il m’avait parlé aussi des accords avec les paroisses voisines comme Melun, Saint-Maur et les luthériens de Pontault-Combaud qui reconnaissaient notre présence à Lésigny par un culte mensuel et une école biblique. Et il m’avait demandé d’assurer les mariages, et baptêmes et leurs préparations avec les familles. Pour les enterrements c’était plus complexe, nous avions besoin du concours des pasteurs du consistoire car nous étions rarement libres en semaine. C’etait surtout moi dans l’équipe qui officiait , même si le souci pastoral était partagé et  que le Pasteur Jacques Lagny, président du Consistoire nous soutenait ; il résidait à Melun., ce qui rendait les contacts plus aisés. Jean Bourguet me remit aussi le “fichier paroissial”  dont les renseigenments se limitaient souvent à un nom et une adresse par famille . Pour ma part j’encourageais les laics à se former et à découvrir la joie de servir.

Pour ce qui me concernait j’assurais un culte par mois à Boissy, je présidais aussi le culte à Lésigny, Marc Nouvelon a pu me remplacer quand j’étais en province pour mon travail.

Avec Catherine j’animais le groupe de catéchumenes et plutôt que de les réunir au temple, nous les invitions à la maison à Villecresnes. Les parents s’organisaient pour les transporter depuis Limeil, Sucy ou Lésigny. Plus tard, devant le nombre de cathéchumènes nouveaux, trop nombreux pour un appartement, et grace à l’envie de s’impliquer de plusieurs parents à cette Église plus ouverte, une nouvelle formule de catéchèse fut conçue avec eux et organisée au temple.

Les baptêmes, confirmations, mariages et enterrements

La mission que nous confiait le Seigneur par l’intermédiaire du Pasteur Bourguet et du Conseil régional était particulièrement exigeante et nous amenait à reorganiser notre vie de famille. Nos trois enfants étaient encore petits, mais nous avions des compétences que nous ne pouvions pas refuser de mettre au service de l’Église. Le 15 janvier 1975 l’Équipe eut son premier décès d’un paroissien. Nous fimes appel au Pasteur Jacques Lagny de Melun qui put assurer le service funèbre.

Pour ma part j’avais commencé une préparation au mariage du jeune couple Trubert à Sucy, j’allais chez eux après le travail.  La cérémonie eut lieu le 18. J’avais aussi préparé un baptême d’enfant avec la famille Colombel de Villecresnes. Il eut lieu au culte du 26 janvier devant l’assemblée heureuse d’accueillir la jeune Frédérique et sa famille.

Le premier juin fut un jour où le culte fut très émouvant. Deux familles recevaient le signe de la grâce de Dieu sur leurs enfants.  Deux catéchumenes s’étaient préparés pour ce jour là: Sylvie Fauvarque demandait le baptême et Jean-Daniel Pagès confirmait les voeux de son baptème. J’avais aussi préparé avec les deux familles les baptêmes de quatre autres enfants qui étaent en cours d’instruction religieuse. C’est ainsi que furent baptisés Evelyne Pagès qui allait avoir 9 ans et qui a apposé fièrement sa signature sur le registre, Pierre-Yves  13 ans, Olivier 12 ans  et Odile 10 ans. C’était la première fois depuis 1957 qu’une confirmation et un baptême de catechumens avaient lieu au Temple de Boissy. Les années précédentes tous les catéchumènes étaient regroupés à Villeneuve-St-Georges.

Je ne portais pas la robe pastorale, et la paroisse s’est habituée très vite à n’en voir apparaitre que rarement, quand certains pasteurs invités s’en habillaient.. Je faisais chanter parfois des cantiques qui ne se trouvaient pas dans nos anciens recueils. Plusieurs sont maintenant  dans “Nos coeurs te chantent” et “Alléluia”. Pour apprendre les nouveaux cantiques je les faisait écouter à l’aide d’un magnétophone à piles et nous les apprenions phrase par phrase, car nous chantions a capella. 

Il ne s’était pas passé un mois que déjà un nouveau baptême se préparait. Le 22 juin c’était le jour du jeune Yann Chaplain, un beau bébé de 14 mois présenté par ses parents, parrain et marraine.

Préparer un mariage demande du temps, souvent plus que pour un baptême. Le samedi 25 octobre 1975 Jean-Luc et Patricia  demandèrent la bénédiction de leur mariage devant Dieu et devant l’Église.  Comme les mariages se déroulent le plus souvent le samedi  peu de membres de la paroisse se sentaient concernés.. Mais quand même, chacun avait le sentiment que Boissy était une paroisse certes différente, la personne du pasteur unique manquait à quelques uns surtout parmi les plus âgés, d’autres au contraire se réjouissaient de se voir confier des responsabilités et de s’y former, mais tous reconnaissaient que  le Seigneur conduisait l’Église de Boissy et ils en étaient reconnaissants. Catherine et moi-même nous fument bien accueillis, nous n’avions que 28 et 32 ans, cela rendait les membres de la paroisse plus enclins à nous aider. Nos enfants étaient petits (7, 5 et 3 ans) et se faisaient des amis avec les enfants du même âge de la paroisse. Notre jeunesse facilita beaucoup nos relations dans l’Église, mais aussi dans la société civile.

La création de l’association cultuelle de Boissy

Tout s’est passé comme le Pasteur Jean Bourguet l’avait prévu. Mais cette organisation avait un inconvenient; le seul de l’Équipe à faire partie du Conseil presbytéral commun à Villeneuve-St-Georges était Gérard Pagès et les quatre autres n’étaient pas invités par le pasteur Wallet. C’est pour cette raison qu’au bout d’un an, sur les conseils du pasteur Jacques Lagny et en accord avec le Conseil régional, les conseillers presbytéraux de Boissy ont été conduits à démissionner du conseil presbytéral de Villeneuve et nous avons créé une nouvelle association cultuelle de Boissy avec ses anciens conseillers presbytéraux ou "conseillers de poste" auxquels s’ajoutait l’Équipe : en fait trois seulement Gérard Pagès, Madeleine Nouvelon et Michel de Mondenard.  Cela s’est passé dès le début de l’année 1976, l’assemblée générale eut lieu le 11 avril et la nouvelle association cultuelle de l’Église de Boissy-St-Léger fut publiée au Journal Officiel le 18 août 1976 page 1161. Ce fut la seule création d’une association cultuelle de l’ERF en région parisienne dans les années 1970.

 Le conseil élit Bernard Monod président, c’était une chance pour l’équipe de pouvoir être déchargé de cette fonction par Bernard. Catherine et Marc n’en firent pas officiellement partie. Catherine en plus de ses responsabilités au niveau national s’investit localement dans le Mouvement Jeunes femmes qui se réunissait sur Boissy-Sucy avec entre autres Mesdames Gillot, Francine Chevalier, Annie Uebel,… Elle créa aussi un groupe à Villecresnes plus ouvert vers les non-protestantes.

 Madeleine Nouvelon (secrétaire ) était la seule de l’Équipe à faire partie du bureau du Conseil où se trouvait Francine Chevallier (Sucy) comme Vice-Présidente et Bernard Ehrmann (Lésigny ) comme trésorier.  M. Eugster avait disparu avec la cagnotte et avait été licencié de son enterprise, était-ce pour le même genre d'indélicatesse ?

Parmi les anciens restaient madame Bertrand (Villecresnes), M. Boucher et Mme Boucherez de Boissy, Mr Giraud de Combs-la-ville et Gérard Pagès de Sucy en Brie.

Des nouveaux avaient accepté de faire aussi partie du Conseil: Jean-Luc Chazel, Madame Kriz, Madame Nelissen/Perret, Gilbert Uebel et Mr Mandercheid. Ce dernier démissionna rapidement sous la pression de proches. Mr Barthelemy ne voulut pas poursuivre et se raprocha de la paroisse de Melun.

C’était un conseil qui était reconnaissant à l’Équipe d’avoir prit le relais du Pasteur Jean Bourguet et qui était prêt à continuer à la soutenir afin de poursuivre l’aventure en remerciant le Seigneur de ce que l’Église de Boissy recevait de sa bonté. L’un des cadeaux fut l’installation à Boissy de l’animateur biblique regional.

Le Conseil régional avait décidé de loger le nouvel animateur biblique régional et sa famille dans le presbytère de Boissy devenu libre. Le pasteur Philippe de Robert s’y installa avec sa femme Annette et ses deux enfants à l’automne 1976. Par convention avec M. Rodolphe Hottinguer qui était propriétaire du temple et du presbytère, ie Pasteur Bourguet et son successeur qui y logèrent devaient assurer un culte par mois à Boissy. Le Pasteur Philippe de Robert sut participer tout en préservant le role central et pastoral du conseil presbytéral auquel il n’assistait pas systématiquement.  

Ce fut un conseil uni et heureux car les tendances théologiques se respectaient et s’exprimaient sans chercher à s'imposer aux autres et nos différences nous enrichissaient les uns les autres. 

L’historique de l’Église protestante de Boissy de 1956 à 1974 est encore à réaliser.  Pour la période de 1856 à 1956 plusieurs articles existent déjà. Au delà de 1976 des texts sont en preparation..

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26 novembre 2014

ÉVANGILE-SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ DES CHRETIENS 2015

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TEXTE BIBLIQUE POUR LA SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ DES CHRÉTIENS 2015

 Por favor, me dê um pouco de água

Jean 4, 1-42 (traduction de la T.O.B.)

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, – à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples – il quitta la Judée et regagna la Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit :

« Donne-moi à boire. »

Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit :

« Comment ? Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une femme, une Samaritaine ? »

Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. Jésus lui répondit :

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. »

La femme lui dit :

« Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit :

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

La femme lui dit :

« Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. »

Jésus lui dit :

« Va, appelles ton mari et reviens ici. »

La femme lui répondit :

« Je n’ai pas de mari. »

Jésus lui dit : 

« Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » –

« Seigneur, ( lui dit la femme), je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. »

Jésus lui dit :

« Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. »

La femme lui dit :

« Je sais qu’un Messie doit venir –celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses.»

Jésus lui dit :

« Je le suis, moi qui te parle. »

Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens :

« Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? »

Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui. Entre-temps, les disciples le pressaient :

« Rabbi, mange donc. »

Mais il leur dit :

« J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Sur quoi les disciples se dirent entre eux :

« Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? »

Jésus leur dit :

« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : “Encore quatre mois et viendra la moisson” ? Mais moi je vous dis : levez les yeux et regardez ; déjà les champs sont blancs pour la moisson ! Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci le proverbe est vrai, qui dit : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucune peine ; d’autres ont peiné et vous avez pénétré dans ce qui leur a coûté tant de peine. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait :« Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »  Aussi, lorsqu’ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer parmi eux. Et il y demeura deux jours. Bien plus nombreux encore furent ceux qui crurent à cause de sa parole à lui ; et ils disaient à la femme :

« Ce n’est plus seulement à cause de tes dires que nous croyons ; nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

...

Traduction de Joao IV, 1-15 en Portugais-Brésilien

Jesus e a mulher samaritana
Os fariseus ouviram dizer que Jesus estava ganhando mais discípulos e batizava mais pessoas do que João.   (De fato, não era Jesus quem batizava, e sim os seus discípulos.)   Quando Jesus ficou sabendo disso, saiu da Judeia e voltou para a Galileia. No caminho, ele tinha de passar pela região da Samaria.
Ele chegou a uma cidade da Samaria, chamada Sicar, que ficava perto das terras que Jacó tinha dado ao seu filho José. Ali ficava o poço de Jacó. Era mais ou menos meio-dia quando Jesus, cansado da viagem, sentou-se perto do poço.
Uma mulher samaritana veio tirar água, e Jesus lhe disse:
Por favor, me dê um pouco de água 
 (Os discípulos de Jesus tinham ido até a cidade comprar comida.)
 A mulher respondeu:
— O senhor é judeu, e eu sou samaritana. Então como é que o senhor me pede água? (Ela disse isso porque os judeus não se dão com os samaritanos.)
10 Então Jesus disse:
— Se você soubesse o que Deus pode dar e quem é que está lhe pedindo água, você pediria, e ele lhe daria a água da vida.
 11 Ela respondeu:
— O senhor não tem balde para tirar água, e o poço é fundo. Como é que vai conseguir essa água da vida? 12Nosso antepassado Jacó nos deu este poço. Ele, os seus filhos e os seus animais beberam água daqui. Será que o senhor é mais importante do que Jacó?
13 Então Jesus disse:

 — Quem beber desta água terá sede de novo, 14 mas a pessoa que beber da água que eu lhe der nunca mais terá sede. Porque a água que eu lhe der se tornará nela uma fonte de água que dará vida eterna.

 15 Então a mulher pediu:
— Por favor, me dê dessa água! Assim eu nunca mais terei sede e não precisarei mais vir aqui buscar água.

22 novembre 2014

TROIS CONGRÉGATIONS CHRÉTIENNES - SEMAINE DE PRIÈRE UNITÉ 2015

SOUTIEN À TROIS COMMUNAUTÉS DE FEMMES (CATHOLIQUES, ORTHODOXES, PROTESTANTES)

"Si tu connaissais le don de Dieu » (Jn 4,10).

En écho à cette invitation de Jésus à la femme de Samarie lors de leur rencontre autour du puits, les disciples du Christ sont invités à reconnaître les dons de Dieu, créateur du ciel et de la terre ; une reconnaissance qui les rend responsables à l’égard de toutes les ressources naturelles.

Dans le sud-est de la France, dans un rayon de 100 km, trois communautés de femmes contemplatives – le monastère orthodoxe de Solan, le monastère des dominicaines de Taulignan et la communauté protestante de Pomeyrol – ont déjà modifié leurs manières de vivre ou de produire. En lien avec des associations locales, elles contribuent également à sensibiliser les chrétiens à la protection de l’environnement et à en percevoir les enjeux spirituels.

À l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2015, le Conseil d’Églises chrétiennes en France propose aux chrétiens d’encourager l’orientation écologique de ces trois communautés et de contribuer financièrement à la réalisation de leurs initiatives.

Monastère des dominicaines de Taulignan

Monastère orthodoxe de Solan

Communauté protestante de Pomeyrol

3monasteres

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21 novembre 2014

CHANTS-SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ

CHANTS POUR LA CÉLÉBRATION À L'ÉGLISE SAINT-ETIENNE DE BRIE-COMTE-ROBERT

Chant d'entrée; Avec Toi Seigneur tous ensemble

Chant_d_entree___Avec_toi__seigneur__tous_ensemble

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Kyrie; Seigneur prend pitié (Messe de Rangueil)

Kyrie

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Alléluia, louez Dieu (chants d'Emmanuel)

All_luia_louez_Dieu

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Geste de l'eau; Venez boire à la fontaine

Chant_geste_de_l_eau_venez_boire

XXXXXXXXXXXXXXXXXX
Prière d'intercession; au choix

Intercession_1_et_2

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Cantique_de_Zacharie

Chant final; Peuple de frères

Chant_final_Peuples_de_freres

 

 

Jesus e a mulher samaritana

Jesus lhe disse:
— Por favor, me dê um pouco de água.