L'ÉGLISE PROTESTANTE UNIE À BRIE COMTE ROBERT ET ENVIRONS

25 janvier 2018

L'ÉGLISE PROTESTANTE UNIE À BRIE-COMTE-ROBERT

 

Mariage-Benjamin-Sick

La communauté protestante unie de Brie-Comte-Robert fait partie du même ensemble que celui de Boissy-Saint-Léger et a en commun les pasteurs de Villeneuve-St-Georges et de Choisy-le-Roi (Lendo Makunga).  Le téléphone du presbytère est le  : 09 50 35 56 71 

Les communes concernées sont Brie-Comte-Robert, Lésigny, Servon, Santeny, Combs la Ville, Chevry-Cossigny, Grisy-Suisnes, Evry-Gregy, Férolles-Attilly, Varennes-Jarcy, Mandres-les-Roses, Villecresnes,,...

Céline SICK-DECOIN, la nouvelle pasteure proposante est en congé maternité et reprendra à partir du 2 décembre, premier dimanche de l'Avent 2018.

Les cultes à Brie-Comte-Robert sont bi-mensuels et se tiennent habituellement le MARDI SOIR à 20h30.  Prochains cultes en octobre les mardis 2 , 16 et 30.

Les cultes à Boissy-St-Léger ont lieu le dimanche à 10h30, la Sainte-Cène est partagée lors des fêtes, ainsi que les 2e et 4e dimanches du mois.

Voir -->  l'agenda

Les cultes à Brie-Comte-Robert sont accueillis par Dalya et Davy à la Résidence Pasteur, 6 allée de la Ferme, tél. 06 20 06 19 32 ou en un autre lieu de Brie-Comte-Robert (téléphoner pour vérifier le lieu du culte)

Les cultes sont centrés en cette fin d'année 2018 sur le témoignage évangélique.

Le groupe a suivi le Cycle d'Abraham (livre de la Genèse), puis le Sermon sur la Montagne en commençant par les Béatitudes, puis la prière, les Actes des Apôtres...Récemment: portaits de plusieurs femmes de la Bible., les cadeaux du Saint-Esprit...

 "Rendez-vous d’amitié, d’étude de la Bible et de prière, une semaine sur deux, pour grandir ensemble dans notre foi en Christ."

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Pour le prochain culte à Brie-Comte-Robert,  6 allée de la Ferme, s'adresser à Davy et Dalya, tél. 06 20 06 19 32

Cantiques

Voir aussi --> temple de Boissy-Saint-Léger   01 45 69 60 53

autre vues

Cultes-a-Boissy_large

L'Église protestante unie est la composante principale de la Fédérartion Protestante de France. Son président actuel, le pasteur François Clavairoly en est issu. Voir --> Pasteur Clavairoly .

Foi et esperance Deux anges, représentant l'un la foi et l'autre l'espérance accueillent à l'entrée du temple de Boissy. Il s'agit d'un haut relief surmontant le message "Dieu est Amour" sculpté par Auguste Bartholdi, le concepteur de La Liberté éclairant le monde à l'entrée du port de New York.

Aucun des articles de ce blog ne peut être recopié sans l'autorisation écrite de l'auteur.


23 janvier 2018

semaine de prière pour l'Unité des chrétiens

veille repas Brie 2018

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens le mardi 23 janvier à Brie-Comte-Robert (Catholiques, orthodoxes, protestants)

Salle Sainte-Madelaine, rue de la Madelaine à proximité de l'Église Saint-Etienne

Participation de Dom Martin-Jacques, du Père Georges Bellières et du pasteur Noé Walter.

ou bien le vendredi 26 janvier, au Chêne de MAMBRÉ, Rond point de la Saussaye à MAROLLES EN BRIE. Venir avec un plat ou un dessert à partager.

Le thème de cette année choisi ensemble par les Églises chrétiennes des Caraïbes est lié à leur histoire et à l'esclavage. C'est pourquoi le verset central est celui d'Exode 15,2 "Il est mon libérateur".

Louanges, prières et chants autour d'un partage de lectures bibliques et d'un repas, nous rassemblerons dans l'unité autour de Notre Seigneur Jésus-Christ

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18 avril 2015

LA PRIÈRE

 

Albrecht-Durer-1508Pour le théologien Karl Barth (La Prière, 1940): “Elle est la limite extrême de la grâce de Dieu à notre égard “.  Il est caractéristique que Saint-Paul, par exemple dans Galates 4, 4-7, où il brosse en racourci l’histoire du salut, donne comme commencement à cette histoire le cri de “Abba”= Père (voir aussi Romains 8, 12-15).

La définition de la prière a été hésitante. On y a vu parfois un discours de l’homme à Dieu; c’est trop imprécis à moins de se souvenir de la valeur “opérante” de la parole dans la Bible. Plus souvent on y voit une communication, une communion de l’homme avec Dieu. Là encore ce n’est pas clair: Dieu entre en communion avec nous avant que nous priions (c’est sa parole et non la notre qui est source de cette communion). Ces définitions qui sont loin d’être fausses, ont cependant ce tort de relier de manière artificielle, la prière au salut que Dieu nous a accordé, quand elles n’en font pas une réponse naturelle.

Mains en prière de Albrecht Dürer .

Or nettement la Bible ne prête guère d’attention à ces “réponses naturelles”, sinon pour les combattre. (voir Jean 3,6; 1 Cor 1,17-2,16) et par contre affirme que Dieu veut que son peuple prie d’une certaine manière, soit formelle (le Psautier est le recueil des prières d’Israël), soit surtout profonde (Esaïe 29,13; Amos 5, 24). Jahvé n’écoute pas n’importe quelle prière, ou n’importe qui. On ne peut donc lui parler comme on parlerait à n’importe quel dieu.

Le Pasteur Alphonse Maillot définit la prière comme “le partage volontaire de Dieu avec l’homme de sa volonté, de sa puissance et de son amour (partage dont le secret est dans le Christ, et qui fait que la prière doit être spécifiquement chrétienne.)

Karl Barth: “Dans la prière Dieu nous invite à vivre avec Lui.

La prière dans la Bible nous est donnée comme ayant pouvoir sur tout ce sur quoi Dieu à lui-même pouvoir, notre sort.

Dans la prière, gracieusement l’homme devient sujet. La prière sera avant tout avancement du règne de Dieu, et par notre participation à cet avancement, anticipation du Royaume où Dieu sera tout en tous. C’est pourquoi le Notre Père gravite autour de la demande “que ton règne vienne” et la prière de l’Église est “viens bientôt” (Apo 22, 17-20; 1Cor 16,22). C’est pourquoi, il est si important et si grave de prier et de bien prier. Devenus enfants de Dieu par adoption, il nous faut apprendre à vivre et donc à parler comme des enfants de Dieu.

- La prière est le moyen que Dieu nous accorde pour l’amener à vouloir ce que nous voulons.

- Mais elle doit aussi être ce par quoi nous lui demandons de nous amener à vouloir ce qu’il veut: “Que ta volonté soit faite” (Mat 6,10)

Tous ceux qui essaient d’amener à l’unité cette ambiguité, ou de retirer l’une de ces affirmations font écrouler la prière. La seconde est oubliée par les “paroissiens”  qui souvent font de la prière une magie. La première est oubliée par bon nombre de théologiens, qui veulent éviter les anthropomorphismes; ils partent d’une définition de Dieu, de son immutabilité et ne trouvent plus d’autre place à la prière que pédagogique. Or c’est la notion biblique du Dieu Vivant  qui est à l’arrière plan de la prière, et la prière doit être étudiée comme la seconde phase de la relation du Dieu Vivant à personne vivante. Pensons toujours que l’on a prié avant de réfléchir à la prière.

A nouveau avec Alphonse Maillot: “La prière est la preuve que l’homme croyant est réellement sauvé et qu’il peut réellement vivre ce salut. Elle est et doit être sa première oeuvre, l’expression première de sa foi.” Comme dans l’épisode des dix lépreux où l’action de grâce est réclamée par Jésus comme première expression de la foi. (Luc 17,11)

Dans l’AT les étymologies se raportent à sacrifier, couper (inciser), caresser, se prosterner, sauter,..

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18 février 2015

LE SERMON SUR LA MONTAGNE - ÉVANGILE SELON MATTHIEU

Le sermon sur la montagne

Rosselli-sermon-sur-la-montagne             Ce tableau de Rosselli montre la foule

Matthieu V, Les Béatitudes versets 1 à 12

La première des cinq grandes instructions de l'Évangile selon Matthieur comprend les chapitres 5, 6 et 7.  Il s'agit d'une composition tardive regroupant des paroles qui dans les évangiles de Marc et de Luc se trouvent situées à différents moments de la vie de Jésus. Jésus prêche, enseigne, guérit. (// avec Luc 6, 20-23)

Bienheureux : dans le grec classique cet adjectif -- makarios - est réservé aux dieux parce qu'ils possedent l'immortalité et par extension il désiqne des bonheurs humains : bonheur de l'épouse qui a un bon mari, bonheur de parents qui ont de nombreux et beaux enfants, bonheur du Sage, ..C'est l'expression du bonheur de celui qui prend conscience de l'harmonie essentielle qui le rattache à la société et au monde.. Cette sagesse grecque avait profondément pénétré le judaïsme au temps de Jésus. On le retrouve par exemple dans certains Psaumes. Cependant le bonheur du psalmiste est bien différent de celui du sage grec, car il est fait de confiance personnelle en un Dieu dont les hautains se rient et d'attachement à ses préceptes.

Les quatre caractéristiques des "macarismes" de l'Évangile selon Matthieu:

1- Sans exception ils décrivent un bonheur ayant sa source dans la présence et l'activité de Jésus; ce sont des béatitudes christocentriques.

2 - Ce bonheur est eschatologique et non apocalyptique. A l'exclamation fanatique de la piété juive "Heureux celui qui prendra bientôt son repas dans le Royaume de Dieu !" Jésus oppose un bonheur déjà présent, encore secret mais promis à un éclatement définitif dans le Royaume à venir !

3 - Ce bonheur n'est ni une donnée sensible de l'expérience, ni une douce résignation au lot départi à chaque mortel; il est à la fois déclaré, promis et communiqué par le Christ à ceux qui l'écoutent avec foi malgré la dure réalité de leurs malheurs présents; c'est un bonheur paradoxal.

4 - Ce bonheur a un caractère cosmique, c'est ce qui se passe dans le monde, ce que les yeux voient et que les oreilles entendent, et non pas seulement ce que les coeurs et/ou les esprits ressentent, qui réjouit les disciples de Jésus. Ce n'est pas la création comme telle, mais la création restaurée par le Christ, qui fait le bonheur du croyant. 

Les deux premiers versets introductifs (5, 1 et 2)

Les rabbis de cette époque enseignaient leurs disciples aussi bien dans les synagogues qu'au calme dans la campagne à l'extérieur des villes.

La mention des foules indique que les paroles de Jésus ne sont pas destinées selement aux douze ou au petit nombre de proches qui s'ajoutaient aux disciples, mais à tous ceux qui écoutent le Christ.

Le très belle fresque de Fra Angelico ne rend pas compte de la foule, dommage ! 

Fra_Angelico_sermon_sur-la_Montagne_San_Marco 

Fresque au couvent San Marco à Florence

Heureux (ou bienheureux) est une parole d'encouragement de Jésus  et de confiance pour que ceux qui subissent les persécutions et les difficultés à cause de son nom soient assurés que leur condition ne signifie pas qu'ils sont abandonnés de Dieu dans leurs épreuves, mais qu'au contraire ils marchent vers le Royaume.

Chouraqui remplace les « Heureux » des béatitudes par "en marche"

En marche, les humiliés du souffle ! Oui le royaume des ciels est à eux !

En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !

En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !

En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés ! 

En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohim ! 

En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohim

La première béatitude

Verset 3 - Heureux les pauvres en leur esprit: le royaume des cieux est pour eux

Les pauvres sont ceux qui par une longue expérience de la détresse économique et sociale ont appris à ne plus compter que sur le salut de Dieu. Il s'agit d'une condition humaine à la fois spirituelle et matérielle.

Ces pauvres sont en même temps des doux, moins par tempéremment que par nécessité, ils n'ont rien à dire ni rien à attendre de la société. Ils ne sont pas pauvres en Saint-Esprit, ni en intelligence, ni par leur esprit d'acceptation,  ni par une conscience spirituelle de leur dignité. Pauvres dans leur esprit, c'est à dire au plus profond et au plus concret de leur condition, devant les hommes et devant Dieu (le texte de Luc omet les mots en esprit., mais le sens est le même avec un accent plus prononcé sur la détresse sociale.

Les béatitudes suivantes ne désignent pas de nouvelles catégories de personnes; il s'agit toujours du même petit peuple d'humbles croyants qui se groupe maintenant autour de Jésus. Ces affligés le sont très concrètement, ils pleurent leurs parents, leurs amis, leurs sécurités sociales, disparues ou menacées, Il ne s'agit donc ni de mélancoliques ni de personnes qui pleurent sur leurs péchés.

Ces doux le sont plus par condition et nécessité que par inclination naturelle.; ils n'ont rin à dire, aucun moyen de faire triompher leurs droits.
Hériter la terre: expression juive classique; ceux qui avaient manqué de tout, ne manqueront plus de rien. 
La faim et la soif: désignent un désir ardent, un besoin du corps et du coeur. L'hommr qui a faim et surtout soif  est aux limites de la résistance. Cette justice 
Rassasiement: , allusion au règne de Dieu définitivement établi; Dieu y répondra à tous les besoins légitimes de l'homme. 
Ces miséricordieux appartiennent toujours au même type d'hommes ou de condition humaine. ce sont ceux qui exercent la miséricorde, qui prennent pitié des affligés. Il ne s'agit pas seulement de bienfaisance, mais d'entraide fraternelle et de pardon mutuel des offenses.
Coeur pur: il n'est pas ici question de l'idéal inaccessible du coeur exempt de péché mais du coeur non-partagé, sincère, loyal, servant Dieu et les hommes "de tout son coeur" sans calculs intéressés ni feintes pieuses
Voir Dieu; dans le Royaume éternel: être admis en sa sainte présence, sans en mourir.
Les pacifiques ne sont pas ceux qui demeurent en paix, mais ceux qui font la paix et la créent.
Les deux dernières béatitudes montrent que ces humbles et ces actifs sont aussi des pourchassés. 
Toutes les béatitudes sont déclaratives, à la fois promesses et ordres adressés aux auditeurs

Le sel et la lumiere

Dans le monde antique le sel et la lumiere passaient pour les deux réalités dont personne ne peut se passer.. Le lien littéraire avec ce qui précède -Les Béatitudes- est donné par l’utilisation de la deuxieme personne du pluriel.: Vous êtes, c’est-vous-qui-êtes, dit Jésus, en tant qu’auditeurs de ma predication, les beneficiaires du Règne inauguré, persecutès à cause de moi (V 11). Chaque auditeur de la predication de Jésus est donc un être fondé sur la presence et l’activité du Christ.

La comparaison avec les texts parallèles de Marc 9,50 ou 4,21ss et de Luc 8,16, ou 11,13, ou 14, 34-35 montre que le contexte est different de celui de Mattieu et par consequent les paroles de Jésus ont un autre sens.  Dans Marc les disciples doivent avoir du sel en eux-mêmes, ici dans Matthieu, les disciples sont eux-mêmes ce sel. Matthieu souligne l’importance de l’Église,: “vous tous ensemble êtes le sel” et non “chacun de vous isolément”.

Le teste de Matthieu (v 16) souligne aussi que c’est par les oeuvres que les disciples saleront la terre et éclaireront les hommes. 

A propos du sel le judaisme ne l’a pas comparé à des personnes, au contraire de la lumière. Chez les esséniens le thème de la lumière apparait toujours en opposition avec les ténèbres , ils utilisent la lumièrebpour dénigrer ceux qui ne font pas partie de la secte. Ici c’est different: il s’agit d’une lumière pour les hommes ou pour le monde pas seulement pour les members de la secte. Il s’agit aussi  d’un avertissement adressé aux disciples eux-mêmes au cas où ils perdraient leur saveur ou auraient leur lumière cachée.

L a première introduction des discours des chapitres 5 à 7  sur le sel et la lumière est suivie par une deuxieme introduction (versets 17-20.)

Jésus et la Loi (5, 17 - 20) seul le verset 18 a un // probable chez Luc 16, 17, aucun chez Marc.

Après avoir exhorté ses disciples, le Christ leur rappelle que la norme de leurs oeuvres est l'Écriture et particulièrement la Loi et plus concrètement encore ses préceptes ou commandements. Les quatre versets 17 à 20 ne sont pas entièrement cohérents entre eux, mais plutôt  juxtapposés.

 

  

19 janvier 2015

CATHOLIQUES, ORTHODOXES ET PROTESTANTS CÉLÈBRENT L'UNITÉ EN L'ÉGLISE SAINT-ETIENNE

L'ÉGLISE SAINT-ETIENNE DE BRIE-COMTE-ROBERT MAGNIFIQUEMENT RESTAURÉE DANS SA PARTIE CENTRALE ACCUEILLE LA CÉLÉBRATION OECUMÉNIQUE DE JANVIER 2015

ASSEMBLÉE-OECUMÉNIQUE-BRIE Les hymnes et cantiques chantés d'un même coeur.sous la conduite de Béatrice et Barney

Le Père REGIS, curé du Pôle Brie-Sénart, accueillait dans l'église dont les 850 ans de la dédicace sous le vocable du Diacre Étienne venait dêtre fêtée en 2014, il lut l'Évangile dans la TOB (traduction oecuménique de la Bible.. Le Père GEORGES prêtre orthodoxe présidait cette année la célébration et délivra l'homélie sur Jésus et la Samaritaine. Le pasteur Thomas KELLER intervint dans la prière d'intercession.

Après l'homélie les chrétiens des trois confessions, guidés par Pierre et Michel, se donnèrent mutuellement à boire et se dirent des paroles de paix en s'appelant chacun par le nom de leur baptême. La collecte fut affectée à trois congrégations de femmes du Sud-est de la France représentant les trois confessions: le monastère orthodoxe de Solan, les soeurs protestantes de Pomeyrol, les moniales catholiques de Taulignan.

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Les trois officiants bénirent l'assemblée oecuménique avant un moment d'échanges fraternels à la sortie de l'église..

 


13 décembre 2014

QUELQUES PSAUMES ET CANTIQUES POUR LE CULTE À BRIE

 CANTIQUE 41/28 : À DIEU SOIT LA GLOIRE

Parole d'Elizabeth Schurer-Curie, ARC 1988, William Howard Doane, 1832-1916.

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 CANTIQUE 12/01: JE LOUERAI L'ÉTERNEL (Psaume 9) - Mélodie Claude Fraysse

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CANTIQUE  14/03 : MAGNIFICAT, Magnifique est le Seigneur, Paroles Philippe Béguerie, Musique Soeur Thérèse Donnet.

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 CANTIQUE 41/35 : NOUS T'ADORONS, NOUS T'AIMONS..Paroles Heinz Suder 1981, mélodie Donna Atkins 1976

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PSAUME 92: OH !QUE C'EST CHOSE BELLE- Paroles Théodore de Bèze, Mélodie Genève 1562 - 

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PSAUME 8, TON NOM SEIGNEUR EST UN NOM MAGNIFIQUE, Paroles Clément MAROT, Mélodie Genève 1551.

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CANTIQUE 13/03 : QUAND LES MONTAGNES S'ÉLOIGNERAIENT, Texte Esaïe 54, 10ss, Mélodie John van den Hagen

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Les cantiques et les psaumes avec leurs musiques pour la louange.

On remarquera que le Psaume 92 a été mis en paroles par Théodore de Bèze que Jean Caraccioli pasteur à Brie-Comte-Robert avait rencontré à Genève avec Jean Calvin, au colloque de Poissy avec Pierre-Martyr Vermigli, ainsi qu'à Orléans. On remarquera aussi que les paroles du Psaume 8 ont été mises en français par Glément Marot en 1551,

 

 

28 novembre 2014

VIE D'ABRAHAM, LA PROMESSE D'UNE NOMBREUSE DESCENDANCE

Lors des cultes nous lisons et étudions (octobre 2014 - mars 2015) les passages de la Bible concernant Abram, devenu Abraham. Tous sont invités à cette lecture partagée. 

Èclairages sur Abrahem par  Jean-Jacques von Allmen, dans son Vocabulaire Biblique page 196.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Tel que les récits de la Genèse le présentent, Abraham est le prototype du peuple d'Istaël. En effet les éléments suivants caractérisent sa personne et sa destinée:

a) il est choisi par Dieu sans que rien légitime le choix de sa personne, parmi tant d'autres descendants de la lignée de Seth et de Noé, porteuse de la promesse divine (Genèse 12,1)

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Abraham quitte la maison de son père pour aller vers le pays que Dieu lui donnera

b) Dieu fait alliance avec lui et avec sa descendance et, en scellant cette alliance par un sacrifice (Genèse 15, 7-12 ; 17-18) il marque qu'Abraham et ses après-venants seront vis-à-vis de lui dans une situation particulière, Dieu sera désormais le "Dieu d'Abraham", lié à Abraham par sa promesse.

Tissot_Abram-Sarai 

Abraham et Sara en Egypte

c) L'initiative souveraine de Dieu met Abraham à l'épreuve, non seulement lors de la vocation, mais tout le long de sa vie ( Genèse 15, 1-6; Genèse 22, 16-18, etc..). Dieu, par son Alliance, appelle Abraham à la foi et aux conséquences de cette foi; la séparation d'avec son entourage païen et l'obéissance confiante à la volonté déclarée de Dieu.

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La séparation d'avec Loth

d) L'éléction d'Abraham ne concerne pas seulement sa personne et sa descendance, mais la totalité des nations (Genèse 12,3). D'où le changement d'Abram simple nom propre en Abraham qui signifie "Père des peuples" (Genèse 17,5). C'est par Abraham que toutes les nations auront part au salut. L'Alliance fait donc d'Abraham, un intercesseur (Genèse 18, 22-32)

Sara-presentant-Agar 

Sarah présentant Agar à Abraham, Charles Foster - Illus. Frederic B Schell 1897

Conformément à la tendance générale qui est de mettre en garde les Israélites contre l'illusion d'un salut automatiquement donné du fait de l'Alliance, la prophétie classique parle peu d'Abraham. Quand elle le fait par exemple Esaïe 29, 22-24; Michée 7, 20), c'est pour rappeler la gratuité du pardon que Dieu accorde à l'Israélite repentant. L'Exil remet en évidence la promesse divine (Esaïe 41,8 & 51,2; Psaume 105,9; Néhémie 9,7. Au nom de son alliance, Dieu restera fiddèle à son peuple.

Abraham_renvoyant_Agar

Dans le judaïsme ultérieur, les perspectives se faussent. Abraham est loué pour ses mérites, comme si l'Alliance ne provenait pas de la souveraine initiative de Dieu et l'appartenance à la descendance d'Abraham est conçue comme une garantie de salut.
Le Nouveau Testament montre comment les promesses faites à Israël en Abraham s'accomplissent en Jésus-Christ:
a) L'élection d'Abrahem est confirmée (Matthieu 8, 11; Marc 12,26; Luc 16,22; 19,9), mais il apparait maintenant qu'elle rend en réalité témoignage à Jésus-Christ et à son oeuvre, Jean 8,51-59).
b) L'Alliance reposant selon la volonté de Dieu sur Abraham le "roc" comme il est souvent appelé dans le judaïsme, à la suite d'Esaïe 51, 1-2) reposera dorénavant, de par la volonté de Christ, sur Pierre (Matthieu 16,18). 
c) Le Nouveau Testament contre toute notion d'un salut automatique, rappelle que la foi d'Abraham, impliquant les oeuvres de la foi, demeure à jamais le seul moyen d'avoir part à l'Alliance du salut. (Romains 4, 1-25; Galates 3, 6-29; Jacques 2, 21-23; Jean 8, 39-40; Matthieu 3,9).
La perpective universaliste est pleinement manifestée: tout croyant peut devenir, par la foi, un "enfant d'Abraham" (Galates 3, 7&29). 

Si vous avez des questions sur ce texte de JJ von Allmen, ou sur les textes de la Bible concernant Abraham, n'hésitez pas à les poser en écrivant un commentaire au bas de cette page.

Nous avons lu successivement le chapitre 11 de la Genèse sur la famille d'Abram, le chapitre 12 sur l'appel de Dieu, la promesse d'un pays et le voyage en Egypte, le chapitre 13 sur la séparation entre Abram et son neveu Loth. Avec le chapitre 14 Abram rencontre Melchisedek et aussi les rois.

abraham_rencontre_melchisedec 

Abraham rencontre Melchisedek, la dime

Puis l'Alliance de Dieu avec Abram est au chapitre 15. Ismaël nait au chapitre 16 et au chapitre 17 Abram change de nom pour Abraham. Dieu annonce au chapitre 18 que Sara (qui ne s'appele plus Saraï) aura un fils. Puis Abraham intercède pour sauver Sodome de la destruction.

C'est ce chapitre 18 que nous relirons le lundi 22 décembre à 20h30 chez Dahlia et Davy.

27 novembre 2014

UNE PERIODE CHARNIÈRE DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE PROTESTANTE DE BOISSY - 1973-1976

Contribution à l’histoire de l’Église protestante de Boissy-Saint-Léger

Souvenirs de Michel de Mondenard sur les circonstances qui ont permis la création légale en 1976 de l’association cultuelle de l’Église protestante de Boissy-Saint-Léger. Cette histoire était souhaitée depuis longtemps par les membres de l'Église et son conseil presbytéral. 

Mon arrivée et celle de ma famille à Boissy-Saint-Léger

Je suis arrivé dans la paroisse de Boissy en mai 1972 venant de la paroisse de Houilles où j’avais été mis à contribution pour animer des cultes participatifs d’un mode nouveau.  Je pratiquais l’animation de petits groupes de cinq-six personnes pour permettre les échanges, puis je rassemblais les productions  pour l’édification de la communauté. C’était totalement nouveau à l’époque.  Certains points étaient repris par le Conseil presbytéral de l’Église de Houilles. Catherine y était connue comme l’une des cinq animatrices nationales du collège des permanentes du "Mouvement Jeunes femmes”. Elle participait aussi au groupe local de Houilles- Maisons Lafitte. Le Pasteur Louis Simon président de région l’avait fait entrer dans la cellule régionale de prospective.

Arrivés en septembre 1970 avec nos trois jeunes enfants nous nous étions vite intégrés dans la paroisse où officiait le Pasteur Spies et nous y avions des amis, les Heylinck, les Valette et quelques autres. Pour trouver un logement assez grand pour une famille de trois enfants nous avions déménagé à Villecesnes et changé par conséquent de paroisse.

En 1972, le temple protestant de Boissy était une annexe de l”Église locale de Villeneuve-Saint-Georges. Il n’y avait qu’un seul conseil presbytéral pour les deux communautés soeurs et par conséquent une seule association cultuelle dont le siège était à Villeneuve. Du côté de Boissy les conseillers étaient Madame Bertrand de Villecresnes, Mme Boucherez de Boissy, Gérard Pagès de Sucy, le vieux monsieur Kraan de Lésigny, René Boucher aussi de Boissy, Giraud de Combs la Ville qui était aussi organiste et un tout nouvel élu Bernard Monod de Sucy qui vint les rejoindre en mars 1973. Les autres conseillers presbytéraux étaient de Villeneuve-St-Georges et communes voisines. Il y avait un pasteur à plein temps pour Villeneuve, le Pasteur Pierre Wallet et à mi-temps pour Boissy. Le Pasteur Jean Bourguet, présent à Boissy depuis 1964, était aussi aumônier militaire à mi-temps et  proche de la retraite, en plus il faisait l’intérim pendant la vacance pastorale de l’Église de Saint-Maur.

J’ai très vite participé à la vie de la paroisse de Boissy, le Pasteur Jean Bourguet avait effectué ses études de théologie avec mon père à Montpellier, puis ils s’étaient retrouvés bien plus tard au Maroc dans les années 50,  lui à Casablanca, mon père à Marrakech – Agadir.

Ils avaient pris des positions différentes quant à l’Église réformée au Maroc.  Jean de Mondenard souhaitait que les Églises locales dépendent le moins possible de l’aumônerie militaire et de la colonisation. Il avait d’ailleurs démissionné en 1953 de l’armée pour répondre à l’appel de la nouvelle paroisse civile de Marrakech et sa région, qu’il avait contribué à créer.

Le pasteur Jean Bourguet savait que j’avais été pasteur à Voiron – Saint-Marcellin, Le Pont de Beauvoisin, ( 163 communes) et que j’avais été chargé aussi d’une mission d’études de deux ans centrée sur les Disséminés de l’Isère. Il savait aussi que Catherine avait fait également des études complètes de théologie à Montpellier. Nous nous étions mis à sa disposition, cependant il ne nous sollicita pas au début. Nous avions quitté Voiron en été 1970 car nous voulions être laics engagés parmi les laics.  Nous pensions que nos Églises ne préparaient pas assez les laics à être des témoins. La relation des laics avec le Pasteur était décevante car fondée sur un qui-pro-quo clérical venant aussi bien des pasteurs que des laics.  Étre salariés, vivre la condition des autres laics, être exposés au chômage, nous permettait de mieux comprendre les autres laics, alors que les pasteurs ont la sécurité de l’emploi et pas de loyer ni de charges à payer, même leur téléphone, leur chauffage, leurs impots locaux et leur voiture étaient payés par l’Église. Nous ne voulions pas être, comme certains pasteurs le dénonçaient à l’époque, des “fonctionnaires du sacré”, encourageant les laics à être de simples consomateurs de prestations religieuses. Nous n’étions pas les seuls à chercher à faire évoluer les mentalités dans l’Église. Certains pasteurs de notre génération s’accomodèrent de la situation, d’autres coupèrent totalement les ponts avec l’Église; avec Catherine nous avions choisi une autre voie, être des laics engagés, formés en théologie et travailler comme l’apôtre Paul pour ne pas être à la charge de la communauté.  Celà avait du sens à l’époque, probablement moins aujourd’hui car l’Église a développé des formations pour les laics.

Le départ àla retraite du Pasteur Jean Bourguet menaçait l’existence de la communauté de Boissy

Un accident de la route fut à l’origine d’une relation nouvelle avec le pasteur Jean Bourguet. A l’époque j’intervenais en semaine, dans le cadre de ma profession de formateur en enterprises, qui me conduisait régulièrement en province près de Maubeuge. Par le Pasteur de Maubeuge, le lumineux Philippe Vernier, j’avais été mis en relation avec la paroisse des Disséminés de l’Aisne (Laon-Soissons-Villers-Cotterets-Tergnier) qui n’avait plus de pasteur (le précédent était parti laissant sa femme et sa paroisse).  Le conseil presbytéral cherchait un catéchète pour leurs catéchumenes. Je prenais le train, "Le Rapide" après le travail à Maubeuge, descendait en gare de Saint-Quentin et un paroissien me conduisait dans sa voiture à Tergnier où j’animais la catéchèse. Après la séance et un moment avec les familles, j’étais conduit en voiture jusqu’à  la gare de Saint-Quentin et arrivais vers minuit à mon hôtel à Maubeuge afin de pouvoir être au travail le lendemain. J’ai aussi accompagné le conseil presbytéral et organisé et animé un camp de catéchumnes aux vacances de printemps avec Catherine près de Laon. Or, un soir d’hiver, la voiture du paroissien de Tergnier glissa sur une plaque de verglas, fit un tonneau et heurta violemment un poteau électrique en béton. Mon conducteur et moi nous sommes retrouvés sur les civières d’une ambulance, puis à l’hôpital de Tergnier dans l’incapacité de repartir et de reprendre le travail le lendemain, ni même la semaine suivante.  Mon conducteur avait un pied cassé et j’avais plusieurs tassements de vertèbres : cervicales, dorsales, lombaires. J’ai pu téléphoner à un collègue de travail qui logeait dans le même hôtel et qui m’a remplacé au pied levé le lendemain. Pour prévenir Catherine à Villecresnes - nous n’avions pas encore le téléphone à la maison– j’ai appelé le pasteur Jean Bourguet pour lui demander d’aller annoncer à Catherine mon accident, mon hospitalisation, mon retour à la maison dans un ou deux jours et le numéro de téléphone de ma chambre à l’hôpital.

Pendant ma convalescence et ma rééducation (j’ai encore aujourd’hui une incapacité partielle permanente de 30%°) nous avons pu faire un peu mieux connaissance avec le pasteur Jean Bourguet tout surpris d’apprendre que j’intervenais pour les Disséminés de l’Aisne bénévolement et après mes journées de travail.  Il a commencé par me demander de le remplacer pour un culte qu’il faisait un mercredi soir par mois dans la maison des Kraaan paroissiens de Lésigny, ce que j’ai fait volontiers.

Le Pasteur Bourguet devait partir à la retraite quelques mois plus tard. Il savait que la paroisse de Boissy n’avait aucune chance d’avoir un Pasteur à mi-temps après son départ. Il savait aussi que la paroisse serait rattachée à Villeneuve-Saint-Georges et que cela signifiait sa fin à brève échéance, notamment par la raréfaction du culte à Boissy et la suppression du culte à Lésigny.  Il avait espéré que le Baron Rodolphe Hottinguer ferait don du temple de Boissy à l’Église, ce qui aurait permis  au Conseil régional d’avoir un argument pour nommer un Pasteur, mais ce projet n’avait paa abouti. C’était dix années de son ministère à Boissy consacré à la communauté et à la mise en place de conditions favorables à sa pérennité et son développement qui étaient remises en question.

Devant la situation, le pasteur Jean Bourguet eut l’idée de former une “équipe pastorale “ de cinq personnes bénévoles pour assurer sa succession: Gérard Pagès, conseiller régional était le plus connu des synodes, les paroissiens de Boissy l’avaient déjà vu improviser un culte pour remplacer un Pasteur empêché, il était aussi vice-président du Conseil presbytéral commun à Villeneuve et Boissy. Il assurerait à l’avenir un culte par mois. Le secretariat serait tenu par Madeleine Nouvelon et son mari l’ex-pasteur d’Uzès Marc Nouvelon, il conduirait un culte de temps en temps. Catherine et Michel animeraient la catéchèse des catéchumenes et Michel assurerait aussi un culte par mois et les actes pastoraux: baptêmes et mariages. Bernard Monod continuerait l’école biblique à Boissy et Viviane Ehrmann à Lésigny. Un Conseil de poste fut aussi nommé pour traiter des questions spécifiques à Boissy en dehors du Conseil presbytéral de Villeneuve. Le pasteur Jean Bourguet avait choisi pour trésorier local M. Eugster, directeur financier d’une filiale d’une enterprise allemande à Paris. Par ailleurs Giraud pharmacien à  Combs-la-Ville et Barthelemy assureur à Brie-Comte Robert avaient été aussi sollicités par Jean Bourguet pour s’ajouter au conseil de poste de Boissy.  Il s’agissait aussi de madame Bertrand mère à Villecresnes, de Mme Boucherez, de M. Boucher et de M. Kraan.

La transmission des consignes et les débuts de l’Équipe

Le Pasteur Jean Bourguet, me donna ses recommandations, Il me parla longuement aussi du passé de la paroisse, des communes qui la composaient à l’origine et celles qu’il avait rattaché en accord avec les paroisses voisines afin qu’elle soit une paroisse assez grande pour être viable.  J’ai conservé le carnet surlequel j’avais pris des notes. Il m’avait aussi expliqué les relations avec la famille Hottinguer, les accords passés concernant le presbytère, la cagnotte de la paroisse de Boissy qui était sur un compte spécial different de celui de Villeneuve et qu’il avait confié à Eugster. Il m’avait parlé aussi des accords avec les paroisses voisines comme Melun, Saint-Maur et les luthériens de Pontault-Combaud qui reconnaissaient notre présence à Lésigny par un culte mensuel et une école biblique. Et il m’avait demandé d’assurer les mariages, et baptêmes et leurs préparations avec les familles. Pour les enterrements c’était plus complexe, nous avions besoin du concours des pasteurs du consistoire car nous étions rarement libres en semaine. C’etait surtout moi dans l’équipe qui officiait , même si le souci pastoral était partagé et  que le Pasteur Jacques Lagny, président du Consistoire nous soutenait ; il résidait à Melun., ce qui rendait les contacts plus aisés. Jean Bourguet me remit aussi le “fichier paroissial”  dont les renseigenments se limitaient souvent à un nom et une adresse par famille . Pour ma part j’encourageais les laics à se former et à découvrir la joie de servir.

Pour ce qui me concernait j’assurais un culte par mois à Boissy, je présidais aussi le culte à Lésigny, Marc Nouvelon a pu me remplacer quand j’étais en province pour mon travail.

Avec Catherine j’animais le groupe de catéchumenes et plutôt que de les réunir au temple, nous les invitions à la maison à Villecresnes. Les parents s’organisaient pour les transporter depuis Limeil, Sucy ou Lésigny. Plus tard, devant le nombre de cathéchumènes nouveaux, trop nombreux pour un appartement, et grace à l’envie de s’impliquer de plusieurs parents à cette Église plus ouverte, une nouvelle formule de catéchèse fut conçue avec eux et organisée au temple.

Les baptêmes, confirmations, mariages et enterrements

La mission que nous confiait le Seigneur par l’intermédiaire du Pasteur Bourguet et du Conseil régional était particulièrement exigeante et nous amenait à reorganiser notre vie de famille. Nos trois enfants étaient encore petits, mais nous avions des compétences que nous ne pouvions pas refuser de mettre au service de l’Église. Le 15 janvier 1975 l’Équipe eut son premier décès d’un paroissien. Nous fimes appel au Pasteur Jacques Lagny de Melun qui put assurer le service funèbre.

Pour ma part j’avais commencé une préparation au mariage du jeune couple Trubert à Sucy, j’allais chez eux après le travail.  La cérémonie eut lieu le 18. J’avais aussi préparé un baptême d’enfant avec la famille Colombel de Villecresnes. Il eut lieu au culte du 26 janvier devant l’assemblée heureuse d’accueillir la jeune Frédérique et sa famille.

Le premier juin fut un jour où le culte fut très émouvant. Deux familles recevaient le signe de la grâce de Dieu sur leurs enfants.  Deux catéchumenes s’étaient préparés pour ce jour là: Sylvie Fauvarque demandait le baptême et Jean-Daniel Pagès confirmait les voeux de son baptème. J’avais aussi préparé avec les deux familles les baptêmes de quatre autres enfants qui étaent en cours d’instruction religieuse. C’est ainsi que furent baptisés Evelyne Pagès qui allait avoir 9 ans et qui a apposé fièrement sa signature sur le registre, Pierre-Yves  13 ans, Olivier 12 ans  et Odile 10 ans. C’était la première fois depuis 1957 qu’une confirmation et un baptême de catechumens avaient lieu au Temple de Boissy. Les années précédentes tous les catéchumènes étaient regroupés à Villeneuve-St-Georges.

Je ne portais pas la robe pastorale, et la paroisse s’est habituée très vite à n’en voir apparaitre que rarement, quand certains pasteurs invités s’en habillaient.. Je faisais chanter parfois des cantiques qui ne se trouvaient pas dans nos anciens recueils. Plusieurs sont maintenant  dans “Nos coeurs te chantent” et “Alléluia”. Pour apprendre les nouveaux cantiques je les faisait écouter à l’aide d’un magnétophone à piles et nous les apprenions phrase par phrase, car nous chantions a capella. 

Il ne s’était pas passé un mois que déjà un nouveau baptême se préparait. Le 22 juin c’était le jour du jeune Yann Chaplain, un beau bébé de 14 mois présenté par ses parents, parrain et marraine.

Préparer un mariage demande du temps, souvent plus que pour un baptême. Le samedi 25 octobre 1975 Jean-Luc et Patricia  demandèrent la bénédiction de leur mariage devant Dieu et devant l’Église.  Comme les mariages se déroulent le plus souvent le samedi  peu de membres de la paroisse se sentaient concernés.. Mais quand même, chacun avait le sentiment que Boissy était une paroisse certes différente, la personne du pasteur unique manquait à quelques uns surtout parmi les plus âgés, d’autres au contraire se réjouissaient de se voir confier des responsabilités et de s’y former, mais tous reconnaissaient que  le Seigneur conduisait l’Église de Boissy et ils en étaient reconnaissants. Catherine et moi-même nous fument bien accueillis, nous n’avions que 28 et 32 ans, cela rendait les membres de la paroisse plus enclins à nous aider. Nos enfants étaient petits (7, 5 et 3 ans) et se faisaient des amis avec les enfants du même âge de la paroisse. Notre jeunesse facilita beaucoup nos relations dans l’Église, mais aussi dans la société civile.

La création de l’association cultuelle de Boissy

Tout s’est passé comme le Pasteur Jean Bourguet l’avait prévu. Mais cette organisation avait un inconvenient; le seul de l’Équipe à faire partie du Conseil presbytéral commun à Villeneuve-St-Georges était Gérard Pagès et les quatre autres n’étaient pas invités par le pasteur Wallet. C’est pour cette raison qu’au bout d’un an, sur les conseils du pasteur Jacques Lagny et en accord avec le Conseil régional, les conseillers presbytéraux de Boissy ont été conduits à démissionner du conseil presbytéral de Villeneuve et nous avons créé une nouvelle association cultuelle de Boissy avec ses anciens conseillers presbytéraux ou "conseillers de poste" auxquels s’ajoutait l’Équipe : en fait trois seulement Gérard Pagès, Madeleine Nouvelon et Michel de Mondenard.  Cela s’est passé dès le début de l’année 1976, l’assemblée générale eut lieu le 11 avril et la nouvelle association cultuelle de l’Église de Boissy-St-Léger fut publiée au Journal Officiel le 18 août 1976 page 1161. Ce fut la seule création d’une association cultuelle de l’ERF en région parisienne dans les années 1970.

 Le conseil élit Bernard Monod président, c’était une chance pour l’équipe de pouvoir être déchargé de cette fonction par Bernard. Catherine et Marc n’en firent pas officiellement partie. Catherine en plus de ses responsabilités au niveau national s’investit localement dans le Mouvement Jeunes femmes qui se réunissait sur Boissy-Sucy avec entre autres Mesdames Gillot, Francine Chevalier, Annie Uebel,… Elle créa aussi un groupe à Villecresnes plus ouvert vers les non-protestantes.

 Madeleine Nouvelon (secrétaire ) était la seule de l’Équipe à faire partie du bureau du Conseil où se trouvait Francine Chevallier (Sucy) comme Vice-Présidente et Bernard Ehrmann (Lésigny ) comme trésorier.  M. Eugster avait disparu avec la cagnotte et avait été licencié de son enterprise, était-ce pour le même genre d'indélicatesse ?

Parmi les anciens restaient madame Bertrand (Villecresnes), M. Boucher et Mme Boucherez de Boissy, Mr Giraud de Combs-la-ville et Gérard Pagès de Sucy en Brie.

Des nouveaux avaient accepté de faire aussi partie du Conseil: Jean-Luc Chazel, Madame Kriz, Madame Nelissen/Perret, Gilbert Uebel et Mr Mandercheid. Ce dernier démissionna rapidement sous la pression de proches. Mr Barthelemy ne voulut pas poursuivre et se raprocha de la paroisse de Melun.

C’était un conseil qui était reconnaissant à l’Équipe d’avoir prit le relais du Pasteur Jean Bourguet et qui était prêt à continuer à la soutenir afin de poursuivre l’aventure en remerciant le Seigneur de ce que l’Église de Boissy recevait de sa bonté. L’un des cadeaux fut l’installation à Boissy de l’animateur biblique regional.

Le Conseil régional avait décidé de loger le nouvel animateur biblique régional et sa famille dans le presbytère de Boissy devenu libre. Le pasteur Philippe de Robert s’y installa avec sa femme Annette et ses deux enfants à l’automne 1976. Par convention avec M. Rodolphe Hottinguer qui était propriétaire du temple et du presbytère, ie Pasteur Bourguet et son successeur qui y logèrent devaient assurer un culte par mois à Boissy. Le Pasteur Philippe de Robert sut participer tout en préservant le role central et pastoral du conseil presbytéral auquel il n’assistait pas systématiquement.  

Ce fut un conseil uni et heureux car les tendances théologiques se respectaient et s’exprimaient sans chercher à s'imposer aux autres et nos différences nous enrichissaient les uns les autres. 

L’historique de l’Église protestante de Boissy de 1956 à 1974 est encore à réaliser.  Pour la période de 1856 à 1956 plusieurs articles existent déjà. Au delà de 1976 des texts sont en preparation..

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26 novembre 2014

UN PASTEUR PROTESTANT PEU BANAL À BRIE COMTE ROBERT

ANTHOINE CARACCIOLI, PRINCE DE MELPHES, ÉVÊQUE DE TROYES, DEVENU MINISTRE PROTESTANT DU SAINT ÉVANGILE, PRÊCHE EN 1561- 1563 À BRIE-COMTE-ROBERT

de_Melphes

Jean Anthoine Caraccioli né à Melphes, au royaume de Naples vers 1515, troisième fils du Prince de Melphes, Maréchal de France au service du roi François 1er, fit des études solides et fut destiné par son père à l'état ecclésiastique. Comme souvent dans les familles nobles les deux frères aînés se marièrent pour perpétuer la lignée familiale et le troisième était destinée à une fonction dans l'Église susceptible un jour de soutenir ses frères ou ses neveux dans leurs ambitions comme dans leurs épreuves. Anthoine entre en religion avec passion et choisit d'effectuer une retraite spirituelle prolongée avec les moines de la Sainte-Baume en Provence, puis revenu à Paris en 1537 il choisit les moines Chartreux. Sur l'insistance de son père il change pour un autre ordre monastique à la règle moins sévère.

Marguerite-de-Navarre

D'or au lion d'azur

Moine, Chanoine, Abbé: Il fut reçu religieux de l'abbaye Augustine Saint-Victor à Paris avec l'appui de Marguerite Reine de Navarre (soeur du Roi François 1er) et avancé à la pré-session qu'il fit à la veille de Noël 1538. Il est sous-diacre le 1er mars 1538 et ordonné prêtre le 5 avril par le cardinal Jean du Bellay qui deviendra son ami. Le 8 avril, il célébre sa première messe. La reine Marguerite de Navarre lui prépare la place de l'Abbé Jean Bordier pour quand viendra le temps de sa succession. Un couvent, une école théologique et une bibliothèque riche en vieux manuscrits dépendaient de l'Abbaye Saint-Victor située dans le triangle actuel formé par les rues de Jussieu, Cuvier et Linné laquelle s'appelait autrefois rue Saint-Victor et commençait juste après la porte Saint-Victor, qui permettait de sortir de l'enceinte fortifiée du Paris de l'époque.

abbaye-saint-victor-1572

La Faculté de Jussieu est en partie construite à l'emplacement de ses jardins. Le jeune Anthoine fut Chanoine régulier de Saint-Victor, le roi l'y nomma en 1541 et en même temps lui accorda des lettres d'économat. Le Père Bordier étant mort le 16 novembre 1543, le jeune Anthoine fut nommé abbé de Saint-Victor par le roi François Ier et il fut béni par Charles Boucher, évêque de Mégara et Abbé de Saint-Magloires. Ce fut le dernier Chanoine régulier de Saint-Victor car en conflit avec d'autres chanoines mécontents de sa nomination si jeune et obtenue par grâce royale.  Pierre d'Albiac et Charles de Mailly chanoines de Saint-Victor avant lui voulurent le déconsidérer avant sa nomination effective et lui prétèrent des moeurs dissolues, ce qui ne correspond pas au témoignage de François Habert qui admire ce jeune abbé attaché à la réformation de l'abbaye. Ses opposants, nombreux parmi les autres chanoines étaient par ailleurs zélateurs de la théologie du salut par les oeuvres (réforme hollandaise), alors qu'Antoine défendait le salut par la foi en Christ. L'Abbé Bordier n'était pas étranger à cette fronde, car il avait résigné son abbatiat en faveur du prieur Robert Berthe, puis du Cardinal Charles de Bourbon; ce qui obligea Anthoine à faire casser en justice ces résignations contraires à la volonté royale.
C'est à cette époque, en 1544, qu'il écrit et publie chez l'imprimeur parisien Simon des Collines son premier ouvrage connu: Le Mirouer de la vraye religion. Il s'agit d'un travail sur la réforme monastique." L'état d'un vrai religieux ne consiste pas aux cérémonies extérieures mais plutôt en la pureté du coeur."
Anthoine demande en aout 1545 la séparation des bâtiments et des revenus de ce qui dependait du couvent et de ce qui appartenait à l'abbaye. Le pape Paul III approuve un réglement  en conséquence et l'institution d'un prieur-vicaire élu par les chanoines. Ce qui fut réalisé en juin 1547. Il fut ainsi le premier abbé commendataire de Saint-Victor mais ne pouvant se résoudre à cette situation qui l'éloigne du monastère, il va chercher à mieux s'employer ailleurs. Déja en 1544 il avait été prévu par François 1er qu'il devienne évêque de Saint-Jean de Maurienne car son père le Prince de Melphi était son Lieutenant-général en Piémont. Mais le pape Paul III ne confirme pas cette nomination. Le pontife avait en effet un autre candidat depuis juillet 1544 et Henri II en 1549 finit par renoncer à ce projet de son royal père. D'où l'idée venue à Anthoine d'échanger l'abbatiat de Saint-Victor contre un évêché à sa mesure. Anthoine se fit connaitre comme un excellent prédicateur aux idées éclairées.
Évêque et négociateur du roi:  Antoine au début de 1550, et avec le soutien de la Couronne de France a trouvé  une solution: permuter son abbatiat avec l'évêché de Troyes que Louis II de Lorraine lui résigne. Mais ce projet semble compromis car une accusation en hérésie  est dirigée contre Anthoine. Le cardinal Francesco Sfondatri le dénonce le 3 juillet 1550 devant l'inquisition romaine. Le cardinal Jean du Bellay qui le connait bien puisqu'il l'a ordonné prêtre il y a douze ans va le défendre, de même le cardinal Jean-Pierre Caraffa, auquel sa famille est apparentée. Le 21 février 1551 l'Inquisition conclut à l'innocence d'Anthoine et sa nomination comme évêque de Troyes est acquise le 5 octobre. Il fut sacré le dimanche 15 novembre; le roi Henri II avait demandé que sa longue barbe ne soit pas coupée à cette occasion car il avait besoin de lui pour des contacts avec une "puissance étrangère".
Le 13 décembre 1551  il fit son entrée dans la ville de Troyes selon la pompe d'usage, porté par les quatre barons du pays, depuis l'église Notre Dame aux Nonains jusqu'à la grande église cathédrale St-Pierre où quelques temps après "il se rendit admirable" par ses prédications.
Anthoine fréquentait les protestants de Troyes lesquels se retrouvaient entre eux mais n'avaient pas encore d'église dans la ville, certains écoutaient ses prêches. Anthoine voulait réformer l'Église catholique de l'intérieur et cela commença à se sentir dans ses prédications sur le salut par grâce. Il prêcha aussi les réformes selon les recommandations royales adressées en février par lettre à tous les évêques. Ceux-ci sont aussi invités à résider dans leurs diocèses. Certains des prêtres de son diocèse et notamment le chapitre cathédral de Troyes le dénoncent pour hérésie auprès de l'évêque de Sens dont il dépend. Il va préférer se retracter sur les seuls propos qui ont motivé son accusation. Il s'éxécute le dimanche 21 février 1552 devant le portail de l'église paroissiale Saint-Jean, au grand regret des protestants présents qui attendaient plus de courage. Il prêche moins, mais reste actif à Troyes et fait la dédicace de Notre Dame du Près le 14 février 1554. Les protestants de Troyes sont desservis entre 1550 et 1557 par le pasteur Michel Poncelet venu de Meaux et anciennement cardeur de laine, mais au dire de Théodore de Bèze: "Homme merveilleusement bien versé ès saintes lettres, doué d'une fort bonne grâce, accompagné de zèle et de la vraie science, lequel à la requète de quelques gens de bien de la ville de Troyes reçeut la charge de les enseigner, jusqu'à ce que autrement y fut pourvu. Et alors commencèrent les petites assemblées, maintenant en une maison, maintenant en l'autre."

Paul-IV-Audience

Ni Rome, ni Genève:  Anthoine voulut faire reconnaître ses idées de réforme à Rome, il pensait aussi qu'un titre de Cardinal pouvait permettre de mieux faire prendre en considération ses idées de réforme et de rapprochement entre les deux confessions chrétiennes. Il sait que le roi de France veut que ses sujets vivent en paix quelquesoit leur conscience. En mai 1555 son parent le cardinal Jean-Pierre Caraffa avait été élu pape sous le nom de Paul IV. Mais ils ne s'entendent pas.  
Ci-contre une audience de Paul IV au Saint-Siège.
Anthoine était arrivé à Rome en octobre, mais ne fait pas partie de la liste des nouveaux cardinaux décidée en décembre. Il est déçu mais va chercher à mieux se faire comprendre de la curie romaine et profite de l'hospitalté de son ami le Cardinal Jean du Bellay. Il fait la connaissance du poète Joachim du Bellay son neveu. Le Pape le nomme dans la commission chargée de la réforme concernant la simonie ( acquisition de biens spirituels par de l'argent) et lui confie des missions relationnelles avec le roi de France Henri II, notamment en novembre 1556. Mais il n'est toujours pas nommé cardinal en mars 1557 après presque deux ans de vie à Rome. Paul IV luttait farouchement contre les hérétiques de tous bords qu'il pourchassait violemment; on lui prête ce mot: « Même si mon propre père était un hérétique, je ramasserais le bois pour ériger son bûcher ». Anthoine comprend que Rome se figeait dans une Tradition stérile au lieu de donner plus de place à l'Évangile. Ce qu'il n'avait pas réussi de faire admettre à Rome il allait le mettre en pratique dans son diocèse. 
Quittant Rome, il s'en alla à Genève en passant par Zurich pour rencontrer en mai 1557 le réformateur protestant Henri Bullinger, successeur de Ulrich Zwingli. Bullinger rend compte de cette visite à Calvin en écrivant: "L'évêque de Troyes, le Prince de Melfi est arrivé de Rome; c'est un homme, autant qu'on puisse en juger par ses propos, qui n'est pas étranger à notre religion. Que Dieu lui donne le courage d'oser quelquefois ce qu'il sait devoir faire."  Cette lettre le précède de quelques jours à Genève, car deux semaines plus tard Anthoine rencontra Jean Calvin et Théodore de Bèze. Il fut bien accueilli même s'il s'était présenté avec ses habits en soie mauve et son bonnet à quatre cornes d'évêque. Il laisse les réformateurs protestants perplexes, car il montre qu'il défend des positions théologiques proches du protestantisme mais qu'il veut rester évêque catholique. Choisir entre catholicisme ou protestantisme, Rome ou Genève n'est pas dans sa logique, pour Anthoine on peut être catholique et protestant à la fois. C'est ce qu'il veut démontrer par l'exemple, pour lui et dans son diocèse.
Pour les réformateurs protestants il n'a pas tiré toutes les conséquences du salut par grâce, puisqu'il n'aborde pas et ne remet pas en cause la réitération du sacrifice de la messe, alors que le sacrifice de Jésus est unique et suffisant. Ils le perçoivent comme aussi hésitant et prudent que Nicodème devant Jésus.(Evangile de Jean ch.3)
Anthoine continue à écrire et à prêcher, on a de lui une Lettre du 14 juillet 1559 à Cornelio Musso, évêque de Bitonte, pour la justification du comte Montgommery, sur ce qu'il avait eu le malheur de blesser à mort Henri II, roi de France. Le monarque est mort des suites d'une grave blessure lors d'un tournoi de chevalerie organisé aux Tournelles à Paris où fatigué après plusieurs combats et oubliant de se protéger de son bouclier il avait reçu la lance de Montgommery en pleine tête. 

Tournoi-Henri-II-1559-F-Hogenberg

S'efforçant de rester au-dessus des clans et des partis, le chancelier Michel de l'Hospital et la reine régente Catherine de Médicis organisent le colloque de Poissy pour tenter de concilier les points de vue des catholiques et protestants français. Anthoine fait partie des évêques participants à l'invitation de Catherine de Médicis et du Chancelier.  Ce fut un échec car à la fin de ces échanges en octobre 1561 aucun compromis n'avait été trouvé. Cependant Michel de L'Hospital va jetter les bases du parti des "politiques" qui réunit les catholiques et protestants modérés et sépare le rôle de l'Etat des appartenances confessionnelles. C'était un premier pas vers la laïcité de l'Etat, même si ce concept n'était pas employé à l'époque.
A l'occasion du colloque, Anthoine avait pris la parole sur la question de la simonie et s'était fait apprécier positivement par Théodore de Bèze. En fait il avait osé dire que prêtres et évêques étaient au même niveau dans l'économie du salut et cela n'avait pas du tout plu dans son camp. Théodore de Béze  écrivit à Calvin que

Pierre-Martyr-Vermigli"nul ne fut plus courageux que l'évêque de Troyes".

Au retour du colloque, Anthoine reçut à Troyes la visite de Pierre-Martyr Vermigli, théologien protestant devenu professeur d'hébreu à Zurich, qui avait participé au Colloque et qui en plus partageait plusieurs points communs avec Anthoine. D'origine italienne comme lui, il avait été fait prêtre et chanoine comme lui d'un couvent de moines Augustin comme lui. Le contact fut plutôt positif et Pierre-Martyr plaida pour qu'Anthoine soit bien accueilli dans sa demande d'être élu ministre du saint Évangile.
L'Évêque de Troyes devient protestant tout en restant catholique
Aux côtés de la Couronne de France, Anthoine participe à la prolongation en petit comité du colloque de Poissy, il fait partie du groupe des six évêques choisis par Catherine de Médicis pour pacifier la question religieuse en France avec les représentants des protestants. Cela aboutira à l'édit de janvier 1562 qui interdit l'exercice du culte protestant dans les villes, mais l'autorise dans les faubourgs, ce qui revient à reconnaître la liberté d'adhérer à la Réforme protestante. "Même l'excommunié ne cesse pas d'être citoyen" déclare Michel de l'Hôpital. Cependant, le chancelier va se heurter à l'opposition de certains parlements de Province sous influence catholique, qui n'enregistreront l'édit que de mauvaise grâce.
Croyant avoir conservé la sympathie de Catherine de Médicis, Anthoine cherche à savoir si elle accepterait qu'il prenne pour son diocèse un vicaire qui s'occuperait des questions spirituelles. Cela lui éviterait de s'exposer à être jugé pour hérésie, tout en lui permettant de conserver l'influence et le revenu que lui donne la fonction d'évêque de Troyes. Mais voyant que la reine semble vouloir comprendre qu'il ne veut plus être évêque, il ne poursuit pas cette idée.
Au niveau de son diocèse, dès son retour de Poissy, Anthoine invite les anciens de l'Église protestante de Troyes qui est constituée en consistoire et servie par plusieurs pasteurs. Il demande à être  reçu et admis ministre du saint évangile. La majorité des anciens y est favorable, mais il y a aussi des opposants en particulier le pasteur Pierre Leroy. Les vieux troyens qui ne sont pas allés à Genève sont sensibles positivement à sa démarche, les pasteurs formés à Genève s'y opposent. Bien qu'il ait la majorité des voix pour lui on suggère de demander l'avis des pasteurs français qui doivent se réunir à Saint-Germain en Laye. C'est une habilité des opposants pour retarder l'application de la décision.
En fait Anthoine veut rester l'évêque de Troyes, il conserve l'essentiel de la foi catholique et prétend satisfaire les protestants en leur prêchant ce qu'ils trouvent important, la gratuité du salut. Il est évêque et ses prêtres lui doivent obéissance. Il entend aussi que les trois pasteurs de Troyes se soumettent à l'évêque qu'il conçoit plus comme une fonction à caractère politique, puisqu'il a été nommé par le roi. Il prêche le 26 novembre 1561 à l'évêché devant les représentants des deux religions, mais cela ne plait pas au clergé catholique de Troyes qui obtient dès le 30 novembre qu'une enquête soit ouverte à l'encontre de l'évêque de Troyes pour "propos schismatiques, hérétiques et blasphématoires contre l'honneur de Dieu, des saints et du Saint-Siège Apostolique."
Anthoine adressa une lettre destinée aux chrétiens du diocèse de Troyes qui comme lui voulaient rester dans l'Église catholique tout en la réformant. C'est une lettre où il se présente à la fois comme évêque catholique et ministre réformé: " Antoine, évêque et ministre du saint Évangile, à l'Église de Dieu qui est à Troyes, et aux fidèles en Jésus-Christ." Cette adresse, en tête de sa lettre résume sa position, mais quelques semaines plus tard et avant la fin de l'année il sera démis de son épiscopat. 
La municipalité catholique de Troyes, avait fait croire aux représentants du pouvoir royal qu'une émeute menaçait d'éclater à Troyes du fait de l'évêque Caraccioli. Catherine de Médicis, la reine mère et Michel de l'Hospital prennent peur en recevant cette fausse information et " lachent" Anthoine. Informé le 11 décembre, le pouvoir royal fait savoir à Anthoine qu'il doit démissionner. Anthoine y est contraint avant la fin du mois de décembre. C'est une immense déception pour lui qui s'était mis au service des rois de France en devenant évêque. Il quitta ses ornements pontificaux mais continue à s'accrocher au double titre d'évêque et de ministre. 
En janvier 1562 il ne représente plus rien d'officiel à Troyes, Le massacre de Wassy en mars ( génocide de toutes les familles protestantes de plusieurs villages réunis à Wassy par le duc de Guise) fut suivi de la première bataille importante à Dreux le 19 décembre où le premier affrontement des armées catholiques et protestantes fait 8000 morts. Anthoine publie :  "Oraison à Notre Seigneur, pour impétrer secours en la Calamité présente." 
Certains catholiques qui lui étaient particulièrement hostiles prétendirent qu'il s'était marié, comme les pasteurs hérétiques. Mais il s'agit d'une rumeur malveillante car personne n'a jamais su à qui il se serait marié. 
C'est à cette époque qu'Anthoine se rapproche des pasteurs de l'Orléanais et des chrétiens de Brie-Comte-Robert. Il a des attaches familiales dans ces deux régions: au château de Brie-Comte-Robert d'un côté, à Chateauneuf-sur-Loire à 5 lieues d'Orléans de l'autre.   
En 1562 à Orléans, il a le projet de prêcher car il a été élu ministre par les protestants de Troyes, mais il s'attire assez vite l'opposition des pasteurs d'Orléans en raison de ce qu'il a dit en chaire du baptême. Il ne peut plus prêcher à Orléans où il s'accroche sévèrement avec Théodore de Bèze qui lui demande de mieux étudier avant de prêcher.  Après cet incident à Orléans, il choisit d'aller s'installer à Brie Comte Robert.
Brie-Comte-Robert: Anthoine est accueilli dans cette ville importante de la Brie par des chrétiens qui connaissent les Évangiles et les Psaumes traduits en français depuis le Cénacle de Meaux et qui ensuite furent visités clandestinement par des prédicateurs protestants. Entre 1550 et 1556, les protestants de Brie-Comte-Robert n'ont pas la vie facile. C'est une époque où des familles émigrent hors du royaume de France pour trouver un pays paisible où vivre selon la religion de leur conscience.. Plusieurs figurent sur la liste des familles accueillies à Genève. Anthoine contribue au développement de l'Église réformée locale. Il était logé au château dont une de ses soeurs, Suzanne, épouse de Jean François d'Acquaviva, duc d'Atry avait la jouissance.

Chateau-Caraccioli 

Le chateau de Brie-Comte-Robert dépourvu de ses toitures et laissant voir le clocher de l'église Saint-Etienne proche.

Les protestants avaient tenu quelques assemblées publiques à Brie-Comte-Robert, ce qui avait entraîné des troubles en 1561. Une violente sédition eut lieu le 21 avril et le prêvot de la ville PILLOUST fut ajourné au Parlement de Paris pour avoir mal géré la situation. Il lui fut fait défense de continuer à remplir ses fonctions. En 1562 par ordonnance du Roi, la ville fut placée au rang de celles où l'exercice de la religion nouvelle était permis à condition que l'assemblée ne se réunisse pas dans une maison du centre ville, mais dans un local situé dans les faubougs à l'extérieur des remparts, "pour contenir le peuple en repos et tranquilié, faire librement leurs presches sans aucun empêchement et prier". 
Les protestants se réunissaient déjà à l'extérieur de la ville de Brie-Comte-Robert, chez des particuliers au chateau de Forcilles dépendant de la famille du Moulin de Servon. Anthoine intervient pour la construction du premier lieu de culte protestant de Brie-Comte-Robert, qu'il n'appelait pas "temple" mais "église", d'après Claude Haton, curé de Le Mériot, paroisse près de Provins. Celui-ci dans ses Mémoires  de 1553 à 1582 donne à cette construction par dérision le nom de "synagogue". Nous ne savons rien de précis sur l'architecture de ce premier lieu de culte, cependant l'appelation de "Synagogue" nous incite à penser qu'il s'agissait d'un temple de forme arrondie ( à l'intérieur sinon aussi à l'extérieur) comme les protestants en avaient construit ailleurs. L'architecture  de ces temples supprimait, chapelles, statues et chemin de croix et était étudiée pour que toute l'assemblée puisse bien entendre la lecture de la Bible et voir le prédicateur.  Le temple de Brie avait probablement une forme ronde, octogonale ou dodécagonale, comme ceux de Lyon ou de Rouen (construit dans le faubourg de Quévilly). Cette forme arrondie ou à 12 côtés comme les douze tribus d'Israel et les 12 disciples du Christ avait probablement induit l'appelation de synagogue par les catholiques du parti des Guise, d'autant que les Tables des Dix commandements étaient probablement peintes sur les murs et qu'une grosse Bible apparaissait en bonne place devant la chaire. 

Quevilly-coupeQuevilly-rdc  Plans et coupe du premier temple de Rouen-Quevilly - Le temple de Brie-Comte-Robert pouvait former une surface ronde mais beaucoup plus petite. Il a probablement été démoli et rasé en 1586 par les troupes lorraines du Duc de Mayenne ou même avant..Il se trouvait rue des Tanneries, une rue légèrement à l'écart des remparts de la ville. Le docteur Goulard la situe dans une maison qui se trouvait au n°5 et qu'on appelait "Le prêche".

rue_des_tanneries

C'est à Brie-Comte-Robert  qu'Anthoine Caraccioli exercera réellement le ministère de prédicateur du saint évangile. C'est de là qu'il cherchera en février 1563 à renouer avec les pasteurs d'Orléans et Théodore de Bèze. C'est aussi de là qu'il sera chassé après son procés en hérésie par l'inquisition romaine. 
Anthoine écrit à la fin de février 1563 aux pasteurs et ministres protestants de l'Orléanais qu'il connaissait bien depuis le printemps 1562, mais avec qui il avait rompu sur la question du baptême.  Il veut renouer le contact, les assurer de sa fidélité à l'Évangile et demande leur conseil. Quelques extraits de sa lettre montrent ses dispositions à cette époque.
".... au temps de la grande adversité où je devais exposer hardiement ma vie et montrer une confiance invncible, je montrai au contraire une défiance et une pusillanimité, abandonnant le saint troupeau de Dieu, pour chercher mon particulier repos et assurance, et même en estant  admonesté par mon très cher et honorable frère Théodore de Bèze, rejettant ses correctons, j'en eus paroles picquantes avec lui, ce que le Seigneur mon Dieu m'a fait si bien connaître, que mes yeux sont devenus ruisseaux de larmes, et ma poitrine une oficine de soupirs, et mon coeur est couvert d'une épaisse buée, et d'ung voile de honte, de façon que ne pouvant autrement remédier à cette faute, j'ai demandé pardon à Dieu et à son Église pour laquelle je promets et proteste devant sa sainte Majesté être prêt d'exposer ma vie en toutes occasions et réparer par toutes voyes et manières à moy possibles la faulte passée, vous assurant en son saint nom, mes frères, que le Seigneur m'a fait la grâce de me communiquer son Saint Esprit, me faisant goûter le fruit et génération, et réconciliation de vie par quoy je vous prie de nouveau, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, que vous acceptiez et ayez pour agréables ma repentance et ma conversion, et vous conformer au vouloir de Dieu, n'estant point immonde ce qu'il a nettoyé, et ayant souvenance que les saincts Anges, font plus de joie d'un pêcheur faisant pénitence que de quatre vingt dix neuf justes qui n'ont point mené de repentance et que nous sommes tous vassaux infirmes tels qu'il n'y en aurayt pas ug debout si le Seigneur ne l'avait affermi."
" Toutefois, si mes larmes, la parfaite douleur et la réparation de ma vie ne vous contente et apaise, et qu'il vous semble que je mérite autre punition pour le scandale que je puis avoir donné en la Sainte Église de Dieu, laquelle j'étais et je suis tenu d'édifier et de consoler, je ne refuse point d'endurer et souffrir toute punition et  correction qui me sera par icelle ordonné, me soubmettant à sa sévérité et discipline, comme l'enfant légitime à l'autorité de sa mère. Au demeurant, mes frères et pères, je vous supplie obtenir pour moi la fraternité, réconciliation de mon très honorable frère Théodore de Bèze auquel je demande humblement pardon."
"La lumière de Dieu, son bras et sa puissance vous déffende, et sa grace soit de plus en plus multipliée en Jésus-Christ, notre Seigneur, par la vertu et communication de ses grâces.
De Brie-Comte-Robert, ce 26 février 1563,
Votre très humble et obéissant frère en Jésus-Christ notre Seigneur.
Anthoine de Caraccioli, prince de Melphes.
C'est en effet en avril 1563 qu'il sera assigné à comparaitre comme six autres évêques démis de leur diocèse; c'est en mai qu'il protestera de sa bonne foi catholique auprès du nonce Prospero Santa Croce et en décembre qu'il sera déclaré hérétique puis contraint de quitter Brie Comte Robert après la semaine pascale de 1664 et sous la menace des partisans des Guise puissament armés.
Après qu'il fut jugé hérétique par Rome, les partisans des Guise viendront avec des armes depuis Paris jusqu'à Brie-Comte-Robert pour exiger sa vie. Seule la fuite le sauva de la mort.. En 1564, l'autorisation d'avoir un culte à l'extérieur des remparts fut supprimée tant pour Brie-Comte-Robert que pour toutes les villes qui avaient été bénéficiaires de l'édit de 1562, en effet le pouvoir royal affaibli était incapable de mettre en place une police faisant respecter la paix.
Anthoine partit de Brie sous la contrainte et se réfugia à Chateauneuf-sur-Loire  dont son autre soeur Coralie disposait d'un château offert par François 1er à leur père et sa famille. Anthoine en fit le lieu de sa retraite restant en contact avec les pasteurs de la Ville d'Orléans.
Il garde aussi des liens avec les protestants de l'Église réformée de Troyes avec lesquels il se rapproche en 1565.
Il continua à étudier et à écrire. On a de lui une ode pour un enfant, imprimée en 1568: Genethliaque sur la naissance de Monsieur le Comte de Soissons, fils de Mr le Prince de Condé Louis de Bourbon et Françoise d'Orléans. imprimé à Paris chez Mammert Patissan.
C'est à Chateauneuf-sur-Loire qu'Anthoine est mort. Il serait mort assisté du vieux pasteur Matthieu Béroald, qui avait été précepteur d'Agrippa d'Aubigné: "après avoir fait une fort belle et ample confession de sa foi et reconnaissance de ses fautes passées et d'icelles requis pardon à Dieu, il passa de ceste vie en l'autre la nuict du mardy vingtneuvieme du moys d'aoust 1570."
Anthoine avait eu une vie riche, bien remplie, mais semée d'échecs. Il croyait qu'une réforme interne de l'Église catholique allait permettre aux protestants d'y être accueillis ou au moins d'obtenir une co-existence. Il avait échoué dans son projet de pacifier le Royaume de France en réconciliant catholiques et protestants français. Le temps de l'oecuménisme n'était pas encore arrivé.

Page réalisée par Michel de Mondenard  tel: 06 77 90 79 79.

Bibliographie:

Thierry Wanegffelen - Face aux confessions, l'impossible existence ? Antonio Caracciolo et son echec troyen. 1995

Joseph Roserot de Melin - Antonio Caracciolo, évêque de Troyes (1515?-1570) - Paris 1923

Nicolas Pithou (Avocat) - Histoire ecclésiastique de l'Église réformée de Troyes BF Fonds Dupuy 1698

M. Mousseaux - La Brie protestante- Ed 1967, réédition de 1998 - Presses du Village;

Mémoires de Claude Haton - 1553-1582 - Tome 1 - publié par Felix Bourquelot -1857 - Imprimerie impériale

Pierre Bayle Dictionnaire historique et critique, Tome 4, édition de 1820.

Voir aussi:La Croix du Maine, De Thou, Sainte-Marthe, Camuzat.

ÉVANGILE-SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ DES CHRETIENS 2015

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TEXTE BIBLIQUE POUR LA SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITÉ DES CHRÉTIENS 2015

 Por favor, me dê um pouco de água

Jean 4, 1-42 (traduction de la T.O.B.)

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, – à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples – il quitta la Judée et regagna la Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit :

« Donne-moi à boire. »

Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit :

« Comment ? Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une femme, une Samaritaine ? »

Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. Jésus lui répondit :

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. »

La femme lui dit :

« Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit :

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

La femme lui dit :

« Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. »

Jésus lui dit :

« Va, appelles ton mari et reviens ici. »

La femme lui répondit :

« Je n’ai pas de mari. »

Jésus lui dit : 

« Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » –

« Seigneur, ( lui dit la femme), je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. »

Jésus lui dit :

« Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. »

La femme lui dit :

« Je sais qu’un Messie doit venir –celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses.»

Jésus lui dit :

« Je le suis, moi qui te parle. »

Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens :

« Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? »

Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui. Entre-temps, les disciples le pressaient :

« Rabbi, mange donc. »

Mais il leur dit :

« J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Sur quoi les disciples se dirent entre eux :

« Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? »

Jésus leur dit :

« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : “Encore quatre mois et viendra la moisson” ? Mais moi je vous dis : levez les yeux et regardez ; déjà les champs sont blancs pour la moisson ! Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci le proverbe est vrai, qui dit : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucune peine ; d’autres ont peiné et vous avez pénétré dans ce qui leur a coûté tant de peine. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait :« Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »  Aussi, lorsqu’ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer parmi eux. Et il y demeura deux jours. Bien plus nombreux encore furent ceux qui crurent à cause de sa parole à lui ; et ils disaient à la femme :

« Ce n’est plus seulement à cause de tes dires que nous croyons ; nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

...

Traduction de Joao IV, 1-15 en Portugais-Brésilien

Jesus e a mulher samaritana
Os fariseus ouviram dizer que Jesus estava ganhando mais discípulos e batizava mais pessoas do que João.   (De fato, não era Jesus quem batizava, e sim os seus discípulos.)   Quando Jesus ficou sabendo disso, saiu da Judeia e voltou para a Galileia. No caminho, ele tinha de passar pela região da Samaria.
Ele chegou a uma cidade da Samaria, chamada Sicar, que ficava perto das terras que Jacó tinha dado ao seu filho José. Ali ficava o poço de Jacó. Era mais ou menos meio-dia quando Jesus, cansado da viagem, sentou-se perto do poço.
Uma mulher samaritana veio tirar água, e Jesus lhe disse:
Por favor, me dê um pouco de água 
 (Os discípulos de Jesus tinham ido até a cidade comprar comida.)
 A mulher respondeu:
— O senhor é judeu, e eu sou samaritana. Então como é que o senhor me pede água? (Ela disse isso porque os judeus não se dão com os samaritanos.)
10 Então Jesus disse:
— Se você soubesse o que Deus pode dar e quem é que está lhe pedindo água, você pediria, e ele lhe daria a água da vida.
 11 Ela respondeu:
— O senhor não tem balde para tirar água, e o poço é fundo. Como é que vai conseguir essa água da vida? 12Nosso antepassado Jacó nos deu este poço. Ele, os seus filhos e os seus animais beberam água daqui. Será que o senhor é mais importante do que Jacó?
13 Então Jesus disse:

 — Quem beber desta água terá sede de novo, 14 mas a pessoa que beber da água que eu lhe der nunca mais terá sede. Porque a água que eu lhe der se tornará nela uma fonte de água que dará vida eterna.

 15 Então a mulher pediu:
— Por favor, me dê dessa água! Assim eu nunca mais terei sede e não precisarei mais vir aqui buscar água.